Plage de Waterloo : des rapaces pour éloigner les bernaches

Des rapaces, comme cette buse de Harris, seront... (photo Alain Dion, archives La Voix de l'Est)

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Des rapaces, comme cette buse de Harris, seront mis à contribution cet été pour effaroucher les bernaches qui ont adopté la plage de Waterloo.

photo Alain Dion, archives La Voix de l'Est

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

(Waterloo) Pour venir à bout des fientes de bernaches qui jonchent la plage municipale en période estivale, la Ville de Waterloo fera appel, cette année, à une firme spécialisée en fauconnerie.

Le contrat a été confié à GPF Gestion de la faune, qui effectue déjà ce type de travail pour éloigner les oiseaux des aéroports, des sites d'enfouissement et des champs agricoles, notamment.

À la municipalité, on souligne qu'en saison de baignade, les cols bleus consacrent deux à trois heures par jour au nettoyage des abords du lac Waterloo dans ce secteur.

Ce projet expérimental d'effarouchement permettra non seulement d'alléger la tâche des employés des travaux publics, mais il devrait également mener à des économies de temps et d'argent, estime le directeur général, Éric Sévigny.

L'entente entre la Ville et GPF consiste en 200 heures de fauconnerie à un tarif horaire de 52 $, pour un montant de près de 12 000 $ taxes incluses.

Dans ses interventions, l'entreprise utilise un oiseau de proie - une buse de Harris ou un faucon - qui, sous la supervision étroite d'un fauconnier, survole le site durant quelques heures, parfois jusqu'à 3000 pieds d'altitude.

Les séances d'effarouchement se font à n'importe quel moment de la journée, même en période d'achalandage.

L'objectif est simple: créer un effet de crainte chez les oiseaux présents.

«Il faut leur faire comprendre qu'une menace plane dans le secteur, il faut briser leur habitude, de là l'importance d'être plus présent au début de la saison», explique le président de GPF, Marc-André Fortin.

À cette méthode répressive, l'entreprise jumelle également un volet préventif pour multiplier les chances de succès.

«On explique, par exemple, aux gens l'importance de ne pas nourrir les oiseaux sauvages...»

Car la plage représente un environnement de choix pour les bernaches qui disposent ainsi d'une zone idéale pour faire leurs besoins sur la terre ferme.

Elles sont également attirées par la présence humaine, souvent synonyme de nourriture facilement accessible.

Autres méthodes inefficaces

Avant d'opter pour cette nouvelle méthode d'effarouchement, le service des travaux publics avait tenté d'autres moyens de dissuasion.

Mais l'installation de clôtures, l'ajout de quais pour délimiter la zone de baignade - et même le tintamarre volontaire des employés - n'ont pas suffi à convaincre les bernaches de quitter la plage.

«L'effarouchement ne fait aucun bruit et ne comporte pas de risque pour les humains», fait remarquer Éric Sévigny.

«La qualité de l'eau devrait aussi s'en ressentir, car les rapaces chassent aussi les canards qui, eux, font leurs besoins directement dans l'eau.»

Une semblable tentative a été menée l'été dernier à la plage municipale de Magog et il semble qu'elle ait donné de bons résultats, car la ville fera à nouveau appel à GPF cet été.

Au moment de l'adjudication du contrat, mardi soir en assemblée publique, la conseillère municipale Ginette Moreau a toutefois voté contre le projet.

Il n'a pas été possible, hier, de connaître les raisons de son opposition.

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