Centre de la petite enfance Le colibri : rénover ou reconstruire?

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Le maire Josef Hüsler

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Michel Laliberté
Michel Laliberté
La Voix de l'Est

(Farnham)

Vaut-il la peine de dépenser plus de 850 000$ pour mettre aux normes une bâtisse centenaire alors qu'en construire une nouvelle, plus spacieuse, sécuritaire et fonctionnelle, coûterait moins de 950 000$?

C'est la question que pose le conseil d'administration du Centre de la petite enfance Le Colibri de Farnham au ministère de la Famille. L'organisme sans but lucratif croit que la bâtisse de trois étages qu'il occupe depuis une trentaine d'années au centre-ville n'est pas propice au fonctionnement d'une garderie. La rénover serait une erreur, estime la directrice générale du CPE, Isabelle Fauchon. Le tout demeurera désuet, soutient-elle. «Ça n'améliorera pas la qualité de vie des enfants et des éducatrices.»

La bâtisse du 404 de la rue Hôtel-de-Ville a un urgent besoin de travaux, selon la Régie du bâtiment du Québec. Dans un rapport déposé au printemps 2014, décrit comme «alarmant» par la direction du CPE, la RBQ juge que les murs extérieurs, la cage d'escalier ainsi que les fenêtres ne sont pas conformes à ses règles.

Les coûts pour rénover ces problèmes s'élèvent à 600 000$, d'après les calculs de l'ingénieur retenu par le CPE. Qui plus est, compte tenu de l'âge du bâtiment, des travaux supplémentaires pourraient être nécessaires en cas d'imprévus. Des travaux de décontamination pourraient s'ajouter advenant que de l'amiante se trouve dans les murs.

Le relocalisation du CPE durant les travaux coûtera par ailleurs beaucoup d'argent. La Ville offre de déménager les activités de la garderie dans le Centre Anicet-Tessier. Aménager les lieux pour accueillir les 57 enfants du CPE coûtera au bas mot 50 000$, pense Mme Fauchon.

La facture totale du projet de rénovation pourrait alors atteindre 850 000$, pense-t-on au conseil d'administration du CPE. D'où son idée de construire un nouveau CPE.

Sécurité des lieux

C'est sans compter la sécurité des lieux. Les poupons se trouvent au second palier de la bâtisse, ce qui complique leur évacuation. L'endroit n'est pas sécuritaire pour les enfants de moins de 18 mois, de l'avis même de Mme Fauchon. «On a eu un exercice d'évacuation l'année dernière avec les pompiers. On a dû descendre les escaliers avec un bébé dans les bras puis remonter pour aller en chercher un autre. Je n'ai pas aimé ça.»

Le ministère de la Famille, qui subventionnera les coûts des rénovations, est au fait de l'état de la bâtisse et des risques en cas d'incendie. Elle maintient cependant son idée première qui est de rénover, a indiqué Mme Fauchon. «Ils ne veulent pas d'une nouvelle garderie», a-t-elle dit hier soir en marge de l'assemblée du conseil municipal de Farnham.

Nous n'avons pu parler hier avec un représentant du ministère de la Famille.

 

Hüsler décrie l'entêtement du ministère

À la direction de la Ville, on s'explique mal l'entêtement du ministère de la Famille à ne pas considérer la construction d'un nouveau CPE. Le maire Josef Hüsler a indiqué que la Ville offrait gratuitement un terrain dans le secteur de l'école secondaire Jean-Jacques-Bertrand pour accueillir le nouveau CPE.

M. Hüsler s'est dit choqué de la fermeture du ministère. «Va-t-on vraiment dépenser autant d'argent dans une vieille bâtisse? Ça ne se peut pas. Ça serait normal et logique d'en construire un nouveau.»

«Tous les gens d'affaires au Québec diraient d'y aller avec un bâtiment neuf. Sauf le ministère de la Famille», a ironisé le directeur général de la Ville, François Giasson. 

 

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