Démission d'Yves Bolduc

Entre soulagement et inquiétude

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«Je ne doute pas de ses compétences de médecin: j'imagine que s'il s'est rendu là c'est parce qu'il n'est pas un parfait imbécile non plus, mais pour l'éducation, pour moi, c'était clair qu'il n'avait pas sa place», expose Éric Bédard, président du Syndicat de l'enseignement de la Haute-Yamaska.

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<p>Cynthia Laflamme</p>
Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) La démission du ministre de l'Éducation, Yves Bolduc, a fait réagir les différents intervenants du milieu de l'éducation dans la région. Alors que les syndicats des enseignants applaudissent son départ, les commissions scolaires, elles, sont plongées dans l'incertitude sur leur avenir.

«Quelle bonne nouvelle!, lance d'emblée Éric Bédard, président du Syndicat de l'enseignement de la Haute-Yamaska. Je n'étais plus capable. Un individu qui est ministre de l'Éducation devrait être porteur d'avenir et exercer un leadership.»

Dès la première frasque du Dr Bolduc sur l'importance des livres dans les écoles, «c'était écrit dans le ciel le genre d'individu auquel on avait à faire», juge M. Bédard. La controverse sur les fouilles à nu dans les écoles, qui a fait le tour du globe, a été le dernier clou dans son cercueil, croit-il. «Je ne sais pas comment il aurait pu récupérer ça.»

«Je crois que, pour le monde de l'éducation, c'est une bonne nouvelle parce que ce n'était pas nécessairement l'homme de la situation», ajoute pour sa part Jacinthe Côté, présidente du Syndicat de l'enseignement du Haut-Richelieu.

C'est également ce que pense son homologue granbyen. «Je ne doute pas de ses compétences de médecin; j'imagine que s'il s'est rendu là c'est parce qu'il n'est pas un parfait imbécile non plus, mais pour l'éducation, pour moi, c'était clair qu'il n'avait pas sa place», croit M. Bédard.

Incertitude

«Il y a quelques jours qu'il y avait la rumeur que M. Couillard allait procéder à un remaniement ministériel. Je suis quand même déçue de la démission du ministre de l'Éducation parce qu'il avait mis beaucoup de choses sur la table qui ne sont pas réglées. Qu'on parle juste de la carte concernant la fusion des commissions scolaires, toute la question de l'avenir de la gouvernance, la table Québec-commission scolaire s'était réunie à deux reprises avec le ministre Bolduc, énumère Andrée Bouchard, présidente de la commission scolaire des Hautes-Rivières. Évidemment, ça laisse un sentiment d'incertitude encore une fois quant à l'éducation au Québec.»

Même son de cloche pour Paul Sarrazin, président de la commission scolaire Val-des-Cerfs. «Ce que je trouve difficile présentement, c'est que nous, comme organisation, on doit quand même avancer, préparer des budgets, mais sans savoir qui va être notre interlocuteur.»

La démission du Dr Bolduc fait ressurgir la demande d'une politique nationale de l'éducation faite au gouvernement par la Fédération des commissions scolaires, confie Mme Bouchard. «Ça fait 10 ans que je suis présidente de la commission scolaire et ça fait neuf ministres de l'Éducation qui passent. Chaque ministre arrive avec ses priorités alors que, dans le fond, c'est l'éducation qui devrait être la priorité nationale.»

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