Commission scolaire des Hautes-Rivières

Semaine de relâche annulée en 2016

«Le calendrier, c'est un objet de consultation, pas... (Photo Archives La Voix de l'Est)

Agrandir

«Le calendrier, c'est un objet de consultation, pas de négociation,» dit la présidente de la commission scolaire des Hautes-Rivières, Andrée Bouchard.

Photo Archives La Voix de l'Est

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

Pascal Faucher
Pascal Faucher
La Voix de l'Est

Si rien ne change, les élèves de la commission scolaire des Hautes-Rivières devront dire adieu à leur semaine de relâche, en 2016.

Le calendrier présentement retenu par le Syndicat de l'enseignement du Haut-Richelieu (SEHR) annule la semaine de congé de début mars pour les quelque 18 000 élèves et 1600 professeurs. En contrepartie, ceux-ci commenceront l'année scolaire une semaine plus tard, en septembre.

Il s'agit d'un moyen de pression avoué du syndicat, qui n'apprécie pas l'intransigeance de la commission scolaire dans les négociations, rompues, sur les arrangements locaux. «Notre convention nous le permet, signale la présidente du SEHR, Jacinthe Côté. Parfois, on prend des moyens pour obtenir un règlement adéquat.»

Les enseignants de Hautes-Rivières (Montérégie-centre) dénoncent que leur employeur veuille sabrer trois des neuf jours de congé qui leur sont alloués pour «obligations familiales», comme des maladies d'enfant. La commission scolaire rétorque que cette mesure lui permettra d'économiser un million de dollars par année.

La multiplication des classes multiâges pose aussi problème, selon le syndicat. «Ça doit être instauré de façon exceptionnelle, mais ce ne l'est plus», dit Mme Côté. Des Hautes-Rivières reconnaît qu'elles sont de plus en plus nombreuses, mais dit que les enseignants sont aujourd'hui mieux outillés pour s'occuper de cette clientèle. Ces classes permettent aussi d'éviter les transferts d'élèves.

Finalement, les enseignants souhaitent négocier l'ensemble des 27 arrangements locaux en même temps, ce que l'employeur refuse par souci d'efficacité. «Pour nous, c'est un ensemble, dit Jacinthe Côté. On ne négocie pas en silo.»

La présidente du syndicat ne croit pas que ses membres se sentent lésés par leur propre moyen de pression. «La réflexion s'est faite à un autre niveau. On est unis et j'ai un mandat très clair. Nous sommes déterminés à maintenir ce calendrier, comme c'est notre droit.»

«Chantage»

À la commission scolaire, la présidente Andrée Bouchard qualifie la situation actuelle de «chantage». «Ils veulent se servir du calendrier comme d'un levier», dit-elle, maintenant que cela n'influencera pas la suite des négociations. «Ce n'est pas une épée de Damoclès pour nous. Le calendrier, c'est un objet de consultation, pas de négociation.»

Des Hautes-Rivières ne peut offrir tout ce que le syndicat exige, dit Mme Bouchard. «Avec le million de compressions qu'on a depuis 10 ans, on n'a plus les moyens.»

Tout n'est pas perdu puisque trois dernières journées de négociation sont à l'agenda, en mars. Andrée Bouchard souhaite que la situation se règle, mais affiche peu d'espoir. «Ça prend de la bonne volonté des deux côtés», dit-elle. À sa mémoire, l'adoption d'un calendrier sans relâche scolaire serait une première au Québec.

La présidente doute que tous les enseignants soient à l'aise avec cette idée. Leur tâche sera alourdie, dit Mme Bouchard, puisque ce congé «est bienvenu pour les familles, les élèves et le personnel». «On sait que c'est gros le travail d'enseignant, on est conscients de ça.»

Pour le syndicat, Jacinthe Côté affirme qu'elle «ne ferme jamais les portes», mais que «pour les enseignants, la négociation est terminée».

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer