Remise en liberté refusée au braqueur du Faubourg Desjardins

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«Je ne me suis jamais senti aussi malheureux», a dit Bastien Leiffet au sujet de son séjour en prison.

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Pascal Faucher
Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(GRANBY) Le suspect du braquage d'un dépanneur et du vol du sac d'une femme de 84 ans reste en prison en attendant la suite de ses procédures judiciaires.

La confiance du public envers la justice aurait été minée si Bastien Leiffet, 19 ans, avait été remis en liberté, a statué le tribunal. « Malgré toute la sympathie que je peux avoir pour un jeune homme de votre âge sans antécédent judiciaire, je me dois d'ordonner votre détention », a déclaré la juge Julie Beauchesne, de la Cour du Québec.

Bien que M. Leiffet en soit à ses premières accusations, la juge a souligné la gravité du crime de vol à main armée, « l'un des plus graves du Code criminel », et le fait que l'accusé ait tiré deux fois en direction des préposés du dépanneur du Faubourg Desjardins lors de son hold-up, le 4 février.

Il portait de surcroît un masque lors des deux délits, s'est débarrassé des vêtements utilisés et a visé le sac à main d'une octogénaire, en novembre, parce qu'elle était « vulnérable ». « Je qualifie la preuve d'accablante, a dit la juge. Il encourt une longue peine d'emprisonnement. »

Peu de crédibilité a été accordée au témoignage du jeune homme, qui a attribué ses gestes à sa consommation de marijuana. « Le cannabis ne l'a jamais empêché de fonctionner, a dit la juge Beauchesne. Ce n'est pas la raison des crimes. » Elle a aussi mentionné que l'accusé valorisait les armes à feu.

« MENTERIES »

Selon sa déposition aux policiers, Bastien Leiffet avait fumé six joints le matin du braquage. Employé à temps plein d'un Tim Hortons, il manquait d'argent pour payer son loyer. Sa mère a montré des problèmes psychologiques du doigt, ce que nie le principal intéressé.

« Ce sont les menteries habituelles de ma mère », a dit le jeune homme blond du box des accusés, l'air éteint et vêtu d'un manteau rouge et blanc. Il a précisé ne pas avoir de bonnes relations avec elle. « J'irai jusqu'à dire que je n'en ai aucune », a dit M. Leiffet.

Questionné par son avocat, Me Nicolas Cossette, l'accusé a dit être déprimé à l'occasion, notamment en prison. « Je ne me suis jamais senti aussi malheureux », a-t-il dit. Il a déclaré se débrouiller seul depuis l'âge de 15 ans et être prêt à aller en thérapie fermée. « Je veux prendre un meilleur chemin. » Advenant sa libération provisoire, il était prêt à verser une caution de 500 $.

Le ministère public, représenté par Me Geneviève Crépeau, s'était opposé à sa remise en liberté. « Il y a quand même une très bonne preuve, a dit la Couronne. Il y a eu des déclarations et une preuve de préméditation. La Couronne a l'intention de demander une longue peine de prison. »

Une peine minimale de quatre ans d'emprisonnement est prévue en cas de vol à main armée. Les parties doivent revenir devant la cour le 2 mars, pour la forme.

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