Un pan d'histoire s'envole en fumée

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Karine Blanchard
La Voix de l'Est

(Ange-Gardien) Un pan de l'histoire d'Ange-Gardien s'est envolé en fumée. La Meunerie Côté-Paquette, située au coeur de la municipalité, a été rasée par un incendie, dans la nuit de dimanche à hier. L'enquête s'amorce aujourd'hui pour tenter d'établir la cause du sinistre, qui a entraîné des pertes évaluées à 20 millions de dollars et mis une douzaine d'employés au chômage.

Des passants ont alerté le 911 en voyant l'imposant bâtiment érigé en bordure de la route 235 ravagé par les flammes. L'alarme générale a été lancée vers 3h. Une quarantaine de pompiers d'Ange-Gardien, Farnham, Saint-Césaire, Bromont et Saint-Paul-d'Abbotsford ont combattu le violent incendie.

À leur arrivée, le feu avait déjà causé beaucoup de dégâts. «C'était un embrasement généralisé au niveau de la tour, illustre Étienne Chassé, coordonnateur à la prévention incendie à la MRC Rouville. Le chef a procédé à une stratégie défensive parce qu'on n'avait pas accès à la bâtisse.»

«Il y a de la moulée dans une grande partie du bâtiment. C'est une vieille construction en bois. Les débris nous ont empêchés d'aller plus loin», ajoute M. Chassé.

Les pompiers ont déployé toutes leurs énergies à protéger les bâtiments à proximité des flammes, notamment l'entrepôt de l'entreprise et les résidences avoisinantes. Une quinzaine de maisons de la rue des Pins ont dû être évacuées car le vent soufflait les tisons dans leur direction.

Nancy Morel et son conjoint Martin Auclair figurent parmi les citoyens qui ont été réveillés au milieu de la nuit. «Ça sonnait à la porte et quand on a ouvert, on a vu le feu qui sortait du toit de la meunerie», raconte M. Auclair. «J'ai ouvert la porte patio et j'ai vu le feu. On est sortis», enchaîne sa conjointe.

Le couple et ses deux enfants se sont réfugiés dans leur véhicule en attendant de pouvoir réintégrer leur domicile, ce qui a été possible plus tard en matinée.

Des employés de la meunerie, débarqués au petit matin, ont assisté impuissants à la triste scène. «Quand je l'ai appris, je me suis mise à pleurer. Même si ça fait trois mois que je travaille ici, j'adore ça. Ça fait mal. C'est très dur», confie l'une d'entre elles, Valérie Lapalme.

Un froid polaire

Les pompiers ont travaillé sans relâche pour parvenir enfin à éteindre le brasier en soirée. Une pelle mécanique a été mise à contribution pour dégager les débris et ainsi permettre aux sapeurs d'éteindre tous les foyers d'incendie.

Le froid a compliqué la tâche aux pompiers, qui ont dû composer avec des bris d'équipement. L'échelle de la Ville de Bromont a gelé pendant l'intervention, si bien que celle de la brigade des incendies de Marieville a été appelée en renfort pour la remplacer. Des tuyaux ont aussi gelé et brisé, note Étienne Chassé.

L'Association des pompiers auxiliaires de la Montérégie est venue offrir un peu de répit et ravitaillement aux combattants du feu. Le restaurant Bistro Colombine, situé à quelques pas du sinistre, a également ouvert ses portes pour les accueillir.

Enquête

La cause de l'incendie n'est pas connue pour le moment. Pompiers et enquêteurs de la Sûreté du Québec travailleront en collaboration pour tenter de l'établir.

Puisque les pompiers ont combattu le brasier jusqu'en soirée, ce n'est qu'aujourd'hui qu'ils amorceront les recherches dans les décombres du vaste bâtiment. Une équipe d'enquêteurs et un technicien en scène incendie de la SQ participeront à l'investigation.

Abonnez-vous à La Voix de l'Est ou à LaVoixdelEstSurMonOrdi.ca

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer