La famille Turk tente d'obtenir un sursis

Helin, Ceylan, Derine, Kamber, Orhan et Sila se... (photo Julie Catudal)

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Helin, Ceylan, Derine, Kamber, Orhan et Sila se sont réfugiés à l'église Saint-Michel, à Rougemont, pour éviter d'être déportés en Turquie, où ils ont été victimes de persécutions. Leurs proches poursuivent les démarches dans l'espoir qu'ils obtiennent un statut de refugiés et puissent demeurer au Québec.

photo Julie Catudal

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<p>Cynthia Laflamme</p>
Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Rougemont) Le ministère de l'Immigration du Québec n'interviendra pas dans leur dossier, selon la famille Turk, réfugiée depuis un mois aujourd'hui dans le sous-sol de l'église Saint-Michel, à Rougemont. Les démarches se poursuivent tout de même dans l'espoir que les six membres de la famille puissent obtenir le statut de réfugiés. Une demande de sursis administratif sera envoyée aujourd'hui à Immigration Canada.

Cinq membres du comité de soutien ont signé les documents dans lesquels ils se portent garants d'eux. «On a inclus, dans le dossier, les offres de travail, la situation en Turquie, la situation de la famille, indique leur ami et interprète, Maksuni Oerde. On va le déposer lundi (aujourd'hui) par la poste.» Ils assurent aussi, dans les documents, que les Turks seront logés et que les besoins essentiels de la famille seront comblés.

«Nous demandons qu'ils accordent six mois à un an pour qu'on puisse faire une demande humanitaire», rapporte M. Oerde. Ce sursis permettrait à Kamber, à sa femme Ceylan, à leurs filles Sila, Helin et Derine ainsi qu'au frère de Kamber, Orhan, de faire une demande d'ordre humanitaire afin de demeurer au Québec. Cela leur donnerait aussi la possibilité de revoir la couleur du ciel, de sortir à leur guise et de travailler, puisqu'ils ne veulent pas vivre aux crochets de la société.

Les Turk, une famille kurde venue en 2012 de Turquie où elle était persécutée, tentent de trouver asile au Canada, comme l'ont fait avant eux les frères et soeurs et la mère de Kamber et d'Orhan. Depuis que l'église Saint-Michel, à Rougemont, leur a offert l'asile le jour même où ils devaient être déportés, les adultes progressent dans l'apprentissage du français. L'auteure de ces lignes a même discuté avec eux dans cette langue, ce qui n'était pas possible à la fin du mois de janvier.

Adultes et enfants dorment sur de petits matelas au tissu rigide dans l'espace qui leur est prêté. Pas de douche, ni de bain: chacun doit se débrouiller avec une toilette et un lavabo. Sur un comptoir, sous les deux fenêtres, on peut voir de la vaisselle propre et une bouilloire pour le thé. La nourriture, elle, leur est apportée par des proches.

Les enfants en âge d'aller à l'école ont pu, avec l'accord d'un agent de l'Immigration, y retrouver leurs amis, le 2 février. Aidés des membres de la famille et d'amis, les trois adultes cumulent les démarches dans l'espoir de demeurer au Québec, en toute légalité. En attendant, ils ne peuvent quitter l'asile religieux de crainte d'être arrêtés, puisqu'un mandat d'arrestation a été lancé contre eux.

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