Futur centre aquatique de Granby : la Ville prête à plonger

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Deux rendez-vous avaient été donnés hier à la population à l'auditorium du Zoo de Granby.

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) Trente dollars par année durant 20 ans. C'est l'impact qu'aurait le nouveau centre aquatique de Granby sur le compte de taxes d'une résidence moyenne de 222 000 $, selon les détails du projet dévoilés hier à la population par l'administration municipale.

«On a travaillé fort pour avoir un coût qui soit le plus acceptable possible», a fait valoir le maire Pascal Bonin. «Le concept a été fait en fonction de la durabilité et de la fonctionnalité du bâtiment. Ce n'est pas un trip architectural», a-t-il d'ailleurs répété à quelques reprises.

Deux rendez-vous avaient été donnés hier à la population à l'auditorium du Zoo de Granby. En après-midi, une soixantaine de personnes s'y sont présentées. En soirée, environ 80 citoyens, dont plusieurs usagers de la piscine, ont fait fi des mauvaises conditions météo et ont assisté à la présentation.

Aucune levée de boucliers marquée lors des deux séances. Mais beaucoup de curiosité à l'endroit du projet. Les questions ont été nombreuses; les commentaires et les souhaits également.

Détails financiers

Si plusieurs personnes ont manifesté sans détour leur attachement à cet équipement sportif municipal, les détails financiers du projet ne sont toutefois pas sans susciter plusieurs interrogations.

D'abord, pour arriver à l'impact de 30 $ par année que pourrait avoir la construction du centre aquatique sur le compte de taxes d'une résidence moyenne, la Ville a prévu la réception d'une subvention équivalente à 50 % des coûts, de même qu'un emprunt de 10 millions $. Pour acquitter une partie de la facture, 3 millions $ seraient d'ailleurs puisés à même le surplus. La Ville prévoit aussi recevoir 4 millions $ en retour de taxes, a expliqué le maire Bonin.

Et si les subventions n'étaient pas au rendez-vous? La question est revenue lors des deux rencontres. «Aucun centre aquatique ne s'est construit au Québec sans subvention», a réitéré Pascal Bonin. Il est vrai qu'un climat d'austérité règne actuellement, mais les choses devraient changer d'ici un an, croit-il. Un nouveau pacte fiscal devra notamment être conclu entre Québec et les municipalités, dit-il. Et celui-ci devrait prévoir des investissements dans les infrastructures.

Le maire n'a pas voulu promettre que le projet ne verrait pas le jour sans subvention. Mais il s'est engagé à «revenir devant la population», si ce scénario devait se concrétiser. «On ne fera pas un emprunt de 30 millions $ sans l'accord des citoyens», a-t-il lancé.

Lancer le projet

Pour l'heure, ce que le maire souhaite, c'est lancer les démarches, c'est-à-dire permettre la réalisation des plans et devis. Cette étape entraîne un règlement d'emprunt de 2 millions $. Seul le conseiller Michel Mailhot s'y est opposé en début de semaine, car aucune subvention n'a encore été confirmée.

Si les citoyens souhaitent déjà s'opposer au projet, ils pourront le faire en signant le registre qui sera ouvert à l'hôtel de ville lundi et mardi prochain. Quelque 1283 signatures devront être récoltées pour obliger le conseil à refaire ses devoirs ou à tenir un référendum.

Mais le temps presse, selon Pascal Bonin. La piscine Miner «est à bout de souffle», a-t-il soutenu. L'administration craint qu'un bris majeur entraîne une interruption prolongée de services. «On a besoin des plans et devis pour avancer. Après, il nous restera 12 mois (NDLR: avant le début de la construction) pour aller chercher des subventions», a-t-il dit, confiant d'arriver à ses fins.  

 

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