Conférence de Serge Tremblay : le philanthrope persévérant

«Sur le plat, ça ne me tente pas.... (photo Christophe Boisseau-Dion)

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«Sur le plat, ça ne me tente pas. J'ai besoin de bouger, de voir des réalisations se faire», a dit Serge Tremblay aux étudiants. -

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Pascal Faucher
Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) À 25 ans, Serge Tremblay n'avait pas de diplôme, pas d'argent et un job qu'il n'aimait pas. Vingt-deux ans plus tard, il est à la tête de trois boutiques de sport et peut se vanter d'avoir redonné vie aux campagnes de financement de Leucan, un organisme qui vient en aide aux enfants atteints du cancer et à leur famille.

Que s'est-il passé? L'ex-élève turbulent a choisi cette devise: «la réussite personnelle, c'est se relever après être tombé».

«Ce sera la phrase la plus importante de votre vie, a lancé l'homme d'affaires et philanthrope aux quelque 400 élèves du Centre régional intégré de formation (CRIF) de Granby réunis, hier, à l'occasion des Journées de la persévérance scolaire. Quand on est décidé, personne ne peut nous empêcher d'aller jusqu'au bout. Mais ce n'est pas facile.»

Aujourd'hui âgé de 48 ans, M. Tremblay a dit être passé par des jours sombres. «Je suis le cinquième d'une famille monoparentale, mon père nous avait abandonnés, mais je voulais réussir. J'ai lâché l'école à 15 ans. Je me pensais plus intelligent que ceux qui y sont restés, mais je me trompais!»

Hyperactif

Il finit son secondaire au CRIF et décroche ensuite un diplôme en pose de céramique. Un boulot qu'il n'a pas exercé longtemps, mais il savait que si ses autres projets ne fonctionnaient pas, il pouvait toujours y retourner. «J'avais un diplôme, personne ne pouvait m'enlever ça.»

Son côté hyperactif, il l'a canalisé pour démarrer des entreprises. «Sur le plat, ça ne me tente pas. J'ai besoin de bouger, de voir des réalisations se faire», a-t-il dit. Il a géré le chalet des patineurs de Granby, puis ouvert une première boutique Sports Experts.

Quand il a promis à Leucan Montérégie qu'il pouvait renflouer leurs coffres en trois mois, les dirigeants ne l'ont pas cru. Un Défi têtes rasées et des dizaines de volontaires plus tard, il leur a donné 11 000 $. «Ils m'ont dit que plus jamais ils ne me feraient pas confiance!»

Le secret de son succès? Beaucoup de travail, et des objectifs. «Je travaille sept jours sur sept, j'ai une très belle vie, je suis heureux tous les matins. En fait, je ne sens pas que je travaille. Mais je voulais redonner, un peu.»

Cadeau

Après le succès du Défi têtes rasées, il fonde le Défi ski 12 h Leucan puis le Défi 5 L, devenu Courir pour Leucan. Toutes des activités qui se retrouvent à la grandeur du Québec. L'organisme amasse aujourd'hui un million de dollars en don par année, comparativement à 5000 $ avant. Les familles touchées par le cancer bénéficient d'allocations et de services spécialisés.

«La persévérance, ça se fait dans tous les domaines, a dit Serge Tremblay aux étudiants. Vous savez, je suis passé par les mêmes endroits que vous. Avec ce que vous faites aujourd'hui, vous vous donnez une belle qualité de vie. C'est le plus beau cadeau que vous vous donnez.»

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