Bromont pionnière du compostage collectif

La mairesse Pauline Quinlan espère que dès la... (photo Alain Dion)

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La mairesse Pauline Quinlan espère que dès la première année, 60% des matières organiques de Bromont seront détournées des lieux d'enfouissement. Derrière elle, on aperçoit le petit bac de comptoir et le bac brun qui seront distribués aux citoyens prochainement.

photo Alain Dion

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

(Bromont) Les Bromontois feront bientôt figure de pionniers dans la région. À compter du 22 avril, la collecte des matières organiques s'ajoutera à leur routine. Après les bacs noirs et les bacs bleus, place aux bacs bruns.

Au total, la municipalité distribuera gratuitement 4000 bacs capables de recueillir les matières compostables, et autant de petits bacs de comptoir pour faciliter l'exercice. Cette mesure ne touchera en premier lieu que les immeubles de quatre logements ou moins. Les immeubles de plus de quatre unités font partie d'une seconde phase, qui sera instaurée éventuellement.

La mairesse Pauline Quinlan a rappelé que cette troisième voie survient 15 ans après l'implantation de la collecte sélective à Bromont, et qu'elle fait partie du Plan de développement durable adopté par la Ville en 2012. «Ce Plan mentionne qu'en 2030, Bromont n'enverra plus aucun déchet à l'enfouissement. Pour atteindre cet objectif, il fallait adopter une approche universelle, en offrant le bac brun», a-t-elle mentionné.

Mme Quinlan a rappelé que la gratuité du programme est possible grâce aux redevances que la municipalité touche en valorisant ses matières résiduelles. Une enveloppe de 255 000 $ est consacrée au projet de bacs bruns.

Bien que le concept de compostage «collectif» soit nouveau, les objectifs de la municipalité sont ambitieux. Dès la première année, on espère détourner 60 % des matières organiques des lieux d'enfouissement. «Plusieurs personnes font déjà du compostage domestique, les enfants sont sensibilisés... Si notre approche est bien faite, c'est possible», croit Mme Quinlan.

Les citoyens seront d'ailleurs surpris d'apprendre que plusieurs matières sont acceptées dans le bac brun; davantage que lors du compostage domestique. Produits laitiers, viandes, poissons, boîtes à pizza, litière d'animaux domestiques et cendres froides peuvent notamment être ajoutés aux restes de cuisine, résidus de jardin, papier et carton souillés généralement admis.

Le fournisseur Services Matrec acheminera le contenu des bacs dans un site spécialisé de Coaticook, où un processus transformera la matière non triée en compost, sur une période de six mois.

D'où l'importance de la qualité des matières fournies par les Bromontois. «On y va par étapes pour être certain que les bonnes matières sont compostées. Car si le compost est contaminé, on peut être pénalisé», admet la responsable des communications de Bromont, Catherine Page.

Campagne de communication

Pour réduire les inquiétudes et les questionnements des citoyens face à cette nouvelle façon de faire, Bromont mettra en branle une vaste campagne «d'apprivoisement». Les petits bacs de comptoir seront distribués directement aux résidants en mars par des équipes de citoyens et d'élus. Les bacs des 240 litres seront quant à eux livrés à chaque adresse par les travaux publics de la municipalité au début du mois d'avril.

D'ici là, beaucoup d'informations seront diffusées sur le sujet, notamment dans le bulletin Voici Bromont, sur le site internet de la Ville et lors de rencontres dans des lieux publics.

Le calendrier 2015 prévoit 32 collectes, dont une par semaine entre le 22 avril et le 21 octobre, puis aux deux semaines pour le reste de l'année.

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