La cuisine de rue au menu à Granby

Déjà propriétaire de deux camions-cuisines, Mike Foisy, propriétaire... (photo archives La Voix de l'Est)

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Déjà propriétaire de deux camions-cuisines, Mike Foisy, propriétaire du restaurant El Camino à Granby, souhaite prendre connaissance des détails du projet-pilote de la Ville, qui fera une plus grande place à la cuisine de rue.

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) Populaires à Montréal, les camions-cuisines pourront occuper une place plus importante à Granby. La Ville a posé lundi soir les bases d'un projet-pilote qui permettra à trois «food trucks» de se garer durant la saison estivale à des endroits ciblés par l'administration municipale.

Les détails du projet ne sont pas encore tous connus, mais le conseil municipal a déposé un avis de motion, lors d'une séance extraordinaire, pour modifier la réglementation municipale afin de faire une plus grande place à la cuisine de rue. «Ça ne sera pas pour n'importe qui ni n'importe comment», a précisé le maire Pascal Bonin au terme de la séance éclair du conseil.

Le projet sera assorti d'une série de conditions à remplir par les restaurateurs, notamment celles d'avoir déjà pignon sur rue à Granby, de détenir un permis du MAPAQ et d'être membre de l'Association des restaurateurs de rue du Québec (ARRQ).

Si la zone centre-ville sera vraisemblablement exclue du territoire des camions-cuisines, le stationnement de la Place de la Gare, à proximité de la piste cyclable, est un des endroits qui pourraient être privilégiés, a avancé le maire Bonin. Hier, il a toutefois précisé que d'autres options seront analysées.

Le projet-pilote devrait s'étirer sur trois ans. Trois permis par année seront délivrés à autant de restaurateurs. Il en coûtera 1000 $ par permis en 2015, 1500 $ en 2016 et 2000 $ en 2017, selon l'avis de motion déposé. Les exploitants devront respecter la Politique alimentaire pour faciliter les choix santé, adoptée par la Ville.

La Ville précurseure

Pascal Bonin affirme que ce projet a été élaboré par un comité dont il fait partie et auquel siègent aussi le conseiller municipal responsable du développement touristique et commercial, Pierre Breton, le directeur général de la Ville, Michel Pinault, et la greffière adjointe de la Ville, Julie Bertrand. Granby s'est inspiré de la Ville de Montréal, où la cuisine de rue, qui se définit comme une expérience gastronomique en marge de la restauration traditionnelle, est en croissance.

La vice-présidente de l'Association des restaurateurs de rue du Québec, Gaëlle Cerf, a affirmé hier que Granby fait figure de «leader novatrice», car peu ou pas de villes à l'extérieur de Montréal inscrivent la cuisine de rue à leur menu. «Nous saluons cette initiative. Qu'elle vienne de la Ville, c'est extraordinaire», se réjouit la v-p de l'ARRQ.

Par ailleurs, ne devient pas membre de l'association qui veut. Le membership doit être entériné par un comité de sélection et être conforme à une série de critères. Il doit entre autres y avoir transformation du produit par l'exploitant pour assurer une «signature unique», explique Mme Cerf.

Intérêt

Aux yeux du maire Bonin, ce projet-pilote saura sûrement intéresser des restaurateurs locaux. L'an dernier, la Ville avait ouvert la porte aux camions-cuisines, mais uniquement lors d'événements spéciaux. Mike Foisy, propriétaire du restaurant El Camino, situé rue Principale, avait approché le maire afin de tenter cette expérience gastronomique à Granby.

Informé hier des intentions de la Ville, M. Foisy a dit vouloir prendre connaissance des détails du projet. Pour l'heure, il est propriétaire de deux camions-cuisines qu'il utilise pour parcourir les festivals. Il souhaitait justement s'installer cet été à proximité de la piste cyclable. Il nourrissait un projet avec l'hôtel Saint-Christophe. 

Daniel Lacombe de la Casa du spaghetti a aussi dit vouloir analyser ce projet. «On a une remorque, mais on devrait s'acheter un camion. Les premières années ne seraient peut-être pas faciles à rentabiliser. Mais on a des produits intéressants», a-t-il dit hier.

Le chef et copropriétaire du restaurant l'Imperial, François Côté, a salué l'idée. Mais, à ses yeux, les coûts liés à la modification d'un camion - entre 75 000 $ et 150 000 $, selon lui - sont trop importants pour qu'il puisse, à court terme, envisager un tel projet. 

Les démarches légales visant à modifier la réglementation municipale se poursuivront au cours des prochaines semaines. 

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