Val-des-cerfs : les enseignants amorcent les moyens de pression

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Éric Bédard, président du Syndicat de l'enseignement de la Haute-Yamaska.

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) Autocollants, lettres, sites internet et manifestations. Les enseignants de Val-des-Cerfs amorcent eux aussi les moyens de pression visant à préserver leurs conditions de travail.

Déjà, ils ont fait parvenir des lettres aux cadres de la commission scolaire ainsi qu'au ministre de l'Éducation afin de dénoncer les offres patronales de décembre dernier. Celles-ci prévoient d'augmenter la tâche des enseignants et la taille des classes, et ce, sans rémunération supplémentaire.

Plusieurs autres actions sont prévues d'ici à ce que la convention collective soit échue à la fin mars, indique Éric Bédard, président du Syndicat de l'enseignement de la Haute-Yamaska (SEHY).

«C'est plutôt léger, mais on fourbit nos armes, dit-il. On n'est pas très délinquants, mais je ne sais pas jusqu'où ça pourrait aller.» Les enseignants de Val-des-Cerfs ne peuvent exercer de droit de grève avant juin.

Hormis les missives, le SEHY, affilié à la Fédération autonome de l'enseignement (FAE), prévoit donc l'utilisation de sites internet, la transmission d'informations ainsi que des manifestations ponctuelles de type «commando». Celles-ci se produiront, par exemple, si le ministre de l'Éducation visite Brome-Missisquoi ou la Haute-Yamaska. Les citoyens seront aussi invités à manifester leur soutien.

Qualité

Ces moyens de pression inscrits dans la phase 1 du Plan d'action-mobilisation de la FAE ne doivent pas perturber le cours normal des classes, dit M. Bédard. «Il n'y aura pas d'impact sur la qualité, mais sur le temps d'enseignement, c'est possible. Des moyens de pression qui ne touchent personne, je ne connais pas ça. Mais pour l'instant, on va faire les choses correctement.»

Le président du SEHY signale que «les gens ne sont pas contents». «C'est vraiment un saccage des conditions de travail et des conditions d'apprentissage des élèves, dit-il. On fait disparaître tout ce qui est prévu pour les élèves en difficulté. Ça prend déjà la peau des fesses pour obtenir des services pour les élèves!»

Il qualifie les visées de Québec d'«économies de bout de chandelle». «Les élèves qui ne gradueront pas, combien ça va coûter à long terme? On va en perdre combien?» Le SEHY représente près de 1500 enseignants.

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