Deuxième poursuite pour force abusive contre le policier Bazinet et la ville de Bromont

La demanderesse «est encore bouleversée par ces événements»,... (photo Janick Marois)

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La demanderesse «est encore bouleversée par ces événements», dit Me Robert Jodoin, qui signe la poursuite. «Elle tombe en pleurs quand elle les raconte.»

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Bromont) Le policier Stéphane Bazinet et son employeur, la Ville de Bromont, font l'objet d'une deuxième poursuite pour force abusive.

Cette fois-ci, une quinquagénaire de Pont-Rouge, près de Québec, réclame 130 000$ pour avoir, allègue-t-elle, été malmenée par l'agent Bazinet lors de son arrestation dans la ville branchée, en novembre.

Lorraine Proulx affirme que le policier l'a tirée par le bras alors qu'elle était assise dans sa voiture, vers minuit, dans le stationnement d'un resto-bar. Selon ses dires, elle était ivre et souhaitait dormir un peu avant de reprendre la route, le lendemain.

Comme elle était déjà blessée à l'épaule, la douleur fut vive. L'agent Bazinet l'aurait ensuite poussée violemment contre son véhicule, occasionnant une douleur au visage, puis à l'épaule, à la cheville et au genou alors qu'il la menottait.Toujours selon la poursuite, l'agent Bazinet lui aurait touché les seins en la fouillant avant de la pousser sur le siège arrière de la voiture de police.

Entorse

«Il est devenu impatient et a perdu le contrôle», indique Me Robert Jodoin, qui pilote la poursuite. Il estime qu'il y a eu emploi de force abusive et que la fouille de sa cliente aurait pu se faire par une policière. «Il n'y avait pas urgence», dit-il.

La poursuite déposée la semaine dernière en Cour civile ajoute que le policier a aussi «empoigné fortement» Mme Proulx par le bras alors qu'elle attendait un taxi à l'extérieur du poste de police - où elle a échoué l'alcootest - «afin de lui faire quitter les lieux». Toutes ces empoignades lui ont causé une entorse acromio-claviculaire.

«Elle est encore bouleversée par ces événements, dit Me Jodoin. Elle tombe en pleurs quand elle les raconte.» La demanderesse a porté plainte en déontologie contre le policier Bazinet, mais doit de son côté répondre d'accusations d'avoir eu la garde d'un véhicule en état d'ébriété et d'avoir insulté un policier. Sa cause revient devant la cour en avril. Elle n'a pas d'antécédent judiciaire.

Vérification

Du côté de Bromont, on souligne qu'une vérification interne a été faite et que le policier Bazinet est maintenu dans ses fonctions, indique la responsable des communications, Catherine Page. «Le Service de police de Bromont a rempli ses obligations au niveau de la Loi sur la police», dit-elle. La Ville n'a pas fait d'autres commentaires, et le directeur de la police de Bromont, Jean Bourgeois, n'a pas rappelé La Voix de l'Est.

Me Robert Jodoin précise que l'objectif de sa cliente, qui est coiffeuse spécialisée, «n'est pas mercantile», et qu'elle le fait «pour le bien-être des autres personnes à être arrêtées dans le futur par le policier Bazinet». Ce qui lui est arrivé «mérite des dommages» puisqu'elle n'est pas retournée au travail depuis. Il a avisé sa cliente de ne pas parler aux médias parce qu'elle est «émotive».

Me Jodoin est aussi derrière une poursuite de 120 000$ intentée contre Stéphane Bazinet et la Ville par un citoyen de Bromont, Maxime Lacasse, qui dit avoir lui aussi été bousculé et blessé par le policer lors de son arrestation, en février 2013. Ce pourvoi est toujours en cours.

La plainte en déontologie de M. Lacasse, tout comme sa plainte privée déposée au criminel, a été rejetée. Me Jodoin soutient qu'il ne s'acharne pas contre Stéphane Bazinet et qu'il s'agit «d'un hasard» s'il signe une deuxième poursuite contre le policier.

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