Fermeture de patinoires à Granby: des élus veulent revoir la décision

«On parle des deux côtés de la bouche.... (photo archives La Voix de l'Est)

Agrandir

«On parle des deux côtés de la bouche. D'un côté, on favorise les saines habitudes de vie et l'activité physique, et de l'autre, on ferme des patinoires», déplore Pierre Breton.

photo archives La Voix de l'Est

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) La fermeture de quatre des neuf patinoires de quartier à Granby irrite des conseillers municipaux. Plusieurs d'entre eux se sont élevés hier contre cette décision, prise par le comité sport de la Ville, sans qu'ils aient été consultés. Et ils souhaitent que le sujet soit revu par l'ensemble du conseil.

«Je dénonce cette position-là. C'est complètement irréfléchi. On est en plein milieu de l'hiver. Les conditions n'ont jamais été aussi belles pour le patin. On est à la veille de la relâche scolaire» a laissé tomber le conseiller Pierre Breton. Celui-ci a contacté La Voix de l'Est hier pour manifester le souhait que la décision soit soumise à l'ensemble du conseil municipal.

«On parle des deux côtés de la bouche. D'un côté, on favorise les saines habitudes de vie et l'activité physique, et de l'autre, on ferme des patinoires. Il faut faire preuve d'un peu de flexibilité intellectuelle...», ajoute Pierre Breton.

Celui-ci n'est pas le seul à tenir ce discours. La majorité des conseillers joints hier ont affirmé ne pas avoir été informés de cette décision et l'avoir appris par le biais des médias. «Les comités ont un pouvoir de recommandation. Pas de décision. Je questionne la façon de faire», a relevé Serges Ruel.

Le comité sport de la Ville, auquel siègent notamment le maire, Pascal Bonin, et le conseiller Stéphane Giard, a décidé cette semaine de fermer quatre des neuf patinoires de quartier, le budget annuel ayant été épuisé. Une enveloppe supplémentaire de 16 500$ a toutefois été prévue pour maintenir l'entretien et la surveillance des cinq autres installations en place.

Ridicule

Dans les circonstances, le conseiller Giard croit toutefois qu'un «bon compromis» a été obtenu. «On conserve quand même cinq patinoires, plus le lac Boivin et l'aréna. Il faut parfois prendre des décisions difficiles en période d'austérité. On doit bien gérer le budget. Et il y a quand même des services offerts», a-t-il souligné.

«Complètement ridicule», a cependant tranché Michel Mailhot. «Cet été, s'il fait trop chaud et trop beau, est-ce qu'on va fermer le bassin Horner parce qu'on va avoir dépassé notre budget de chlore?», questionne-t-il.

«Ça n'a aucun bon sens», a pour sa part réagi Robert Riel. «Je suis en désaccord. C'est sûr qu'on va en rediscuter. Pour une fois qu'on a un bel hiver. Il est où le gros bon sens là-dedans? C'est quoi 10 000$ sur un budget de 94  millions?», s'interroge-t-il.

Ces propos sont aussi partagés par Éric Duchesneau. «C'est cheap pour les citoyens et pour notre image. La moindre des choses, c'est qu'on se rende jusqu'à la semaine de relâche», croit-il.

Jean-Luc Nappert souhaite aussi que la décision soit révisée. Il a d'ailleurs été interpellé par des élèves de l'école Saint-Jean, dont la patinoire est l'une de celles qui ont fermé cette semaine. «Pour moi, c'est un non-sens de fermer des patinoires et d'empêcher les gens de bouger. Ma demande, c'est que les patinoires soient entretenues jusqu'après la relâche», dit-il.

Discuté

Joël Desmarais a aussi été contacté à ce sujet par des citoyens de son district qui déplorent la fermeture de la patinoire du parc Forand. Et il souhaite en discuter avec ses collègues. Ce qu'ils pourront faire dès lundi soir alors qu'une séance préparatoire et une séance extraordinaire sont inscrites à leur agenda.

«Ça ne me réjouit pas de fermer des choses. Mais j'approuve la décision. Il faut respecter les budgets», estime pour sa part Jocelyn Dupuis.

Informé hier de la position des membres de son conseil, le maire Pascal Bonin a convenu que le sujet sera sûrement abordé lundi. Mais il a glissé que les élus auraient dû prendre connaissance du dossier avant de se prononcer publiquement.

Il a été impossible de joindre Robert Vincent hier.

 

Abonnez-vous à La Voix de l'Est ou à LaVoixdelEstSurMonOrdi.ca

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer