Dans les coulisses de la piscine Miner

Les tuyaux de PVC disposés au pourtour du... (photo Janick Marois)

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Les tuyaux de PVC disposés au pourtour du bassin sont asséchés et fragilisés par l'air et l'eau chlorée, signalent Pascal Boivin (photo), Gaétan Belhumeur et Daniel Surprenant.

photo Janick Marois

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

La piscine Miner est-elle réellement une boîte de Pandore? Une visite des lieux a permis de constater de visu les nombreux problèmes qui affligent cet équipement sportif municipal: chaleur qui s'échappe par le toit, bassin qui fuit, tuyauterie fragile, traces de rouille visibles sur le béton. Autant d'éléments qui plaident en faveur d'une nouvelle piscine, a fait valoir le coordonnateur de la division aquatique, Pascal Boivin.

Celui-ci a permis à La Voix de l'Est de visiter les coulisses de la piscine, en compagnie du directeur du Bureau de projets, Daniel Surprenant, et du surintendant aux bâtiments, parcs et terrains de jeux au service des travaux publics, Gaétan Belhumeur. Cette tournée des lieux a été effectuée hier, à notre demande, alors que le nouveau projet de centre aquatique sera présenté à la population le jeudi 19 février, à 14 h 30 et à 19 h, à l'auditorium du Zoo de Granby. La construction est prévue sur le site des Industries Cresswell, à un jet de pierre du centre sportif Léonard-Grondin.

Ce projet est motivé par le fait que la piscine actuelle aurait atteint sa «fin de vie utile». Les vestiaires ont bien été rénovés et les bureaux administratifs agrandis en 2007. Mais le bassin, lui, n'a pas fait l'objet de travaux majeurs depuis 1977, précise d'emblée Gaétan Belhumeur.

Les bris sont donc de plus en plus fréquents. L'hypothèse d'une rénovation de l'actuelle piscine n'a pas été chiffrée. Mais une étude réalisée en 2012 a démontré, dit M. Belhumeur, que le bassin doit être remplacé. La tuyauterie au complet, incluant les drains de fond, devrait aussi être renouvelée. «Ça ne vaudrait pas la peine de garder des bouts de béton. Ça serait tout rapiécé. Et ça serait des économies de bouts de chandelle», dit le surintendant aux travaux publics.

Fuite d'eau et de chaleur

Autre signe de vieillissement du bassin: une fuite, dont la provenance n'a pu être détectée, mais qui pourrait provenir d'un des drains de fond, oblige actuellement la direction de la piscine à ajouter de l'eau durant une heure et demie, tous les jours, pour maintenir un niveau adéquat, note Pascal Boivin. «Ça occasionne des coûts de produits chimiques et de chauffage d'eau», souligne-t-il.

Les tuyaux de PVC disposés au pourtour du bassin sont par ailleurs asséchés et fragilisés par l'air et l'eau chlorée. «Un petit coup dessus et ça brise. En décembre 2013, on a dû baisser le niveau de l'eau pour colmater une fuite. Quand on a rempli le bassin, le contact de l'eau froide avec le chaud a occasionné un autre bris. On a dû recommencer l'opération deux fois. Après, l'eau et la bâtisse sont longues à réchauffer», dit Pascal Boivin. 

La salle de filtration et le système de ventilation démontrent aussi des signes de fatigue. Le béton au fond du bassin est usé. Les agrégats qui le composent sont bien visibles. Mais un autre signe tangible de déficience du bâtiment est l'enfilade de stalactites de glace qui orne la bordure du toit, en façade de la piscine, avenue du Parc. Un signe probant que la chaleur s'échappe par le toit, signale Daniel Surprenant. «Il y a un problème de conception. La section de toit côté piscine est à remplacer, selon l'étude réalisée», renchérit Gaétan Belhumeur.

«On travaille fort pour maintenir le service. Mais à un moment donné, on ne pourra plus le faire. On ne sait pas quand, mais il y aura un jour une interruption de service parce qu'on ne pourra plus "patcher" rapidement. Et les périodes de fermeture risquent d'être plus longues», estime le coordonnateur de la division aquatique. Quelque 140 000 entrées et 5500 inscriptions sont comptabilisées à la piscine annuellement.

La population sera mise au fait de ces informations jeudi, de même que des détails du centre aquatique envisagé, au coût de 30 millions $. Une page Facebook sur le projet (www.facebook.com/centreaquatiquegranby) doit d'ailleurs être mise en ligne aujourd'hui. Ultimement, ce sera malgré tout aux citoyens de décider ce qu'ils désirent.

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