Faux appel d'incendie: un ex-pompier de Farnham plaide coupable

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Sébastien Groulx a reconnu être l'auteur d'un faux appel d'incendie. Il s'expose à une peine de prison, mais son avocat compte demander une absolution, en échange d'un don.

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) Accusé d'avoir fait un faux appel d'incendie, un ex-pompier de Farnham a reconnu ses torts, hier, au palais de justice de Granby.

Sébastien Groulx, 32 ans, a plaidé coupable au chef d'accusation 372.1 du Code criminel, soit d'avoir transmis de faux renseignements dans le but de nuire. Selon les informations recueillies par La Voix de l'Est, le sapeur avait appelé la centrale d'urgence, le 15 juin 2010, sous un faux nom et prétendu qu'un feu s'était déclaré dans une maison, ce qui n'était pas le cas.

Le canular avait provoqué le déploiement d'une dizaine d'employés et des coûts estimés à 1050$. M. Groulx a été reconnu par l'identification de sa voix sur l'appel enregistré au 911. Son procès devait avoir lieu hier.

Il s'expose maintenant à une peine de prison maximale de deux ans, mais son avocat, Me Richard Ouellette, a indiqué à la cour qu'il compte demander une absolution pour son client, en échange d'un don. Il a ajouté que M. Groulx a déjà pâti de son erreur.

«Il est extrêmement affecté par le geste qu'il a posé. Il a perdu son travail, qu'il adorait. Vous savez, les pompiers volontaires sont des passionnés. Il trouve ça difficile de vivre avec ça, il a dû consulter. Il a fait une erreur de quelques secondes pour laquelle il a déjà payé un très gros prix.»

Contexte

Me Ouellette a mentionné que son client souhaite rembourser une partie du montant engendré par sa fausse alarme.

«Il y a un contexte à tout ça, un contexte de relations de travail. On vous fera des représentations», a dit l'avocat, faisant référence au climat tendu qui régnait à l'époque au Service de prévention des incendies de Farnham, où la convention collective des pompiers était échue. En plus de M. Groulx, un autre pompier, le lieutenant Pascal Lapointe, a été congédié en décembre pour intimidation et diffamation.

Pour le ministère public, Me Geneviève Crépeau a dit que l'accusé était, selon ses anciens partenaires, «toujours souriant, prêt à faire rire, le meilleur collègue qu'ils ont eu», mais aussi «un gars très influençable». Une suggestion commune entre les deux parties n'est pas exclue.

Le juge Serge Champoux, de la Cour du Québec, a toutefois averti M. Groulx qu'il n'était pas tenu de suivre les recommandations des avocats.

Présents dans la salle d'audience, Josef Hüsler, maire de Farnham, et François Giasson, directeur général, n'ont pas voulu commenter le plaidoyer de M. Groulx. Le dossier a été remis au 28 mai, pour la sentence.

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