Le budget annuel étant épuisé

Quatre des neuf patinoires de Granby ferment

La patinoire de l'école Saint-Jean ne sera plus... (Photo Alain Dion)

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La patinoire de l'école Saint-Jean ne sera plus entretenue ni surveillée à compter de demain, faute de budget.

Photo Alain Dion

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) La mesure fait des mécontents, mais la Ville de Granby a cessé hier soir d'entretenir et de surveiller quatre de ses neuf patinoires de quartier, faute de budget. Une enveloppe supplémentaire a toutefois été accordée pour maintenir les cinq autres jusqu'à la relâche scolaire, a expliqué Patrice Faucher.

Le directeur du service de la coordination du loisir, des arts, de la culture et de la vie communautaire a fait valoir hier qu'un budget annuel de 58 200$ est habituellement suffisant pour opérer huit patinoires de quartier durant une période de sept à huit semaines. Détail: le lac Boivin n'est pas inclus dans ce budget.

L'hiver particulièrement propice à la pratique du patin et l'ajout cette année d'une patinoire à l'école Saint-André ont toutefois fait en sorte que le budget d'entretien et de surveillance des installations est épuisé depuis cette semaine. «On a recommandé d'ajouter 16 500$ au budget initial pour maintenir cinq patinoires jusqu'à la semaine de relâche», souligne Patrice Faucher.

Résultat: les patinoires des écoles Assomption, Saint-André, de même que celles des parcs Dubuc, Immaculée-Conception et Jérémiah-Duhamel demeureront en opération. En contrepartie, les installations des écoles Saint-Jean, Saint-Luc et Eurêka, ainsi que celles du parc Forand ne sont plus entretenues depuis hier. «Cela dit, les patinoires restent là si les citoyens du quartier veulent les déneiger. Tant qu'il fait froid, la glace demeure...», dit Patrice Faucher.

Mécontents

Cette décision suscite la grogne, a reconnu hier le maire Pascal Bonin. Des appels ont été logés à la mairie à ce sujet. Les internautes l'ont aussi déploré sur les médias sociaux.

«On a pris une décision mitoyenne. On n'a pas arrêté toutes les activités. Les prévisions météo prévoient encore deux semaines froides. On trouvait ça brutal de toutes les fermer. Mais on doit aussi être raisonnable avec les coûts», estime le maire.

«On est pour les sports. Mais on doit aussi respecter le budget», ajoute Pascal Bonin du même souffle. À eux seuls, les sentiers et l'anneau de patin du lac Boivin nécessitent un budget annuel d'entretien de 67 113$, note-t-il.

Patrice Faucher précise pour sa part que le choix des patinoires qui continuent à être entretenues et surveillées a été fait en fonction de leur fréquentation. À noter que les cinq patinoires maintenues ne seront toutefois plus surveillées les samedis et dimanches soirs.

Nouvellement aménagée, la patinoire de l'école Saint-André figure parmi celles qui connaissent une belle popularité. Sur les neuf installations du genre à Granby, elle est la deuxième plus achalandée, selon les statistiques de fréquentation de la Ville. La plus populaire est celle de l'école Assomption, selon M. Faucher.

Ce n'est pas la première fois que la Ville doit revoir en cours de route son budget d'opération des patinoires de quartier. La situation a été similaire l'hiver dernier, alors que 12 000$ ont dû être ajoutés aux coûts prévus pour maintenir trois patinoires.

Dans les circonstances, le dossier sera étudié, dit Pascal Bonin. «On ne peut pas continuer à avoir neuf patinoires, plus le lac, avec le budget qu'on a», calcule-t-il.

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