Production de marijuana à des fins médicales : un deuxième projet sur les rails

Un deuxième promoteur, le propriétaire de l'entreprise Phil... (photo Janick Marois)

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Un deuxième promoteur, le propriétaire de l'entreprise Phil Électrique à Granby, Philippe Martel, souhaite obtenir une licence de Santé Canada pour produire de la marijuana à des fins médicales à Granby. Il aimerait s'établir au 1157, rue Roberval Sud.

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) La ville de Granby est dans la mire des producteurs de marijuana thérapeutique. La Voix de l'Est a appris qu'un deuxième promoteur, un entrepreneur de Granby cette fois-ci, a entrepris des démarches il y a quelques mois auprès de Santé Canada pour devenir un producteur autorisé en vertu du Règlement sur la marijuana à des fins médicales.

Ce deuxième projet est piloté par Philippe Martel, propriétaire de Phil Électrique. Ce dernier souhaiterait, lui aussi, implanter la production dans une bâtisse, actuellement à vendre, de la rue Roberval Sud. Il ne s'agit toutefois pas du site convoité par un promoteur de la Rive-Sud, Feng Lin, dont le projet a été largement médiatisé au cours des dernières semaines.

Philippe Martel a précisé hier, en entrevue, attendre le feu vert de la Ville afin qu'une modification soit apportée au zonage pour permettre ce type d'activité avant de se porter acquéreur du 1157, rue Roberval Sud. Le zonage légal du site proposé et des lots adjacents est une des conditions inhérentes à l'émission d'une licence par Santé Canada.

Autre condition à remplir, selon la Liste de vérification préalable au traitement d'une licence de producteur autorisé, dont une copie a été transmise à La Voix de l'Est par Philippe Martel: des avis sur la teneur du projet envisagé doivent être signifiés à l'administration locale, de même qu'aux services de police et d'incendie locaux. Les responsables de ces services doivent par ailleurs signer une déclaration disant qu'un tel avis leur a été remis.

Des projets

Inspiré par l'exemple de la Californie, où la prescription et la recommandation de marijuana thérapeutique, de même que sa culture, sont autorisées, Philippe Martel affirme s'intéresser à cette production depuis longtemps. La nouvelle ouverture démontrée au Canada par le Règlement sur la marijuana à des fins médicales lui permet maintenant d'envisager sérieusement ce projet.

Philippe Martel, 35 ans, ne nie pas être intéressé par le fort potentiel économique d'une telle entreprise. Il suit d'ailleurs avec attention le parcours d'une importante entreprise impliquée dans la production et la commercialisation de marijuana, Tweed, implantée près d'Ottawa. Selon un média montréalais, l'entreprise pesait l'automne dernier près de 100 millions$ en Bourse. Elle est inscrite à la Bourse de croissance TMX depuis avril 2014. Hier, le titre se détaillait toutefois à 1,99$, après avoir atteint jusqu'à 3,97$ l'an dernier.

Maître électricien, Philippe Martel souligne que l'obtention d'une licence serait également bénéfique pour son entreprise, en activité depuis 2004. «Ça me donnerait de l'ouvrage parce qu'il y aurait une bonne job d'électricité à faire dans l'usine», souligne-t-il, conscient des normes strictes qui entourent l'exploitation d'une usine de production de marijuana, la surveillance des lieux n'en étant qu'une.

Le maire surpris

Informé hier du projet d'un nouveau promoteur pour la production de marijuana à des fins médicales, le maire Pascal Bonin n'a pas caché sa surprise face à l'intérêt manifesté pour la ville de Granby. «Pourquoi Granby? Je n'en ai aucune idée. La valeur des immeubles est quand même plus élevée ici que dans les autres municipalités autour», a-t-il relevé hier.

Pascal Bonin a malgré tout réitéré qu'il n'était pas «pressé». «On est encore au même point. Je vais prendre mon temps pour faire ma job comme il faut», dit-il.

Face aux inquiétudes manifestées par les citoyens à la suite des démarches entreprises pour modifier le zonage afin de permettre la production de marijuana thérapeutique dans quatre zones urbaines, l'administration municipale a décidé la semaine dernière de mettre un frein aux procédures, le temps d'y voir plus clair. «On va revoir ça bien comme il faut avec les conseillers au cours des prochaines semaines», dit le maire Bonin.

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