Bonnardel dénonce la «méthode Barrette»

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«C'est la méthode Barrette qu'on vient de voir, croit le député François Bonnardel au lendemain de l'imposition du bâillon sur le projet de loi 10 sur la réforme du système de santé. Si c'est une méthode qu'ils vont mettre en place dans les quatre prochaines années, ça risque d'être inquiétant pour la démocratie.»

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<p>Cynthia Laflamme</p>
Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) «C'est la méthode Barrette qu'on vient de voir. Si c'est une méthode qu'ils vont mettre en place dans les quatre prochaines années, ça risque d'être inquiétant pour la démocratie.»

Le député caquiste François Bonnardel a fait la route entre Québec et Granby en pleine nuit, samedi, après que le projet de loi 10, sur la réforme du système de santé, a été adopté sous un bâillon libéral. Le leader parlementaire du deuxième groupe d'opposition vivait vendredi son huitième bâillon depuis qu'il est député de Granby.

«Mais c'est la première fois que je voyais un gouvernement appeler un bâillon avant le début d'une session, dit-il. D'habitude, le bâillon est une situation extraordinaire, une urgence d'agir. Ce n'est pas vrai qu'on n'aurait pas pu continuer. Son collègue Pierre Moreau, pour le projet de loi 3 sur les régimes de retraite, a eu une semaine de plus de débats.» Débats qui se sont terminés, dans ce cas, sans recourir à cette procédure.

Le député souligne qu'il restait deux mois de débats possibles avant le 1er avril, date limite pour l'adoption du projet de loi visée par le Dr Barrette et jour marquant le début de la nouvelle année financière.

François Bonnardel craint que la méthode ne devienne une habitude. Si c'est le cas, «on n'est pas sortis du bois, lance-t-il. Les libéraux nous ont imposé 28 bâillons en 9 ans, de 2003 à 2012».

Plus de paliers?

De son côté, le ministre de la Santé a justifié la mesure en invoquant l'obstruction faite par l'opposition, principalement le Parti québécois.

«L'opposition a quoi comme force, dans un contexte (de gouvernement) majoritaire?, répond le député Bonnardel. C'est le temps, c'est la parole. Ils (les péquistes) ont utilisé plus de temps que nous. Le ministre a considéré qu'il y avait obstruction, mais on a tous utilisé ce temps pour le projet de loi 3 sur les régimes de retraite. Le ministre a été impatient, sinon il a eu l'épiderme très sensible comme ministre, et surtout pour un premier projet de loi majeur à l'Assemblée nationale.»

Selon M. Bonnardel, avec la réforme Barrette, les 18 agences de la santé feront place à 22 Centres intégrés de santé et de services sociaux et les 95 CSSS se transformeront en autant d'établissements.

«Ce n'est pas vrai, ce matin (samedi), qu'il y a moins de structures dans le réseau, s'insurge- t-il. Ce que M. Barrette souhaitait, quand il était avec nous, c'est qu'un palier administratif soit aboli complètement. Ça voulait dire un ministère et 95 CSSS.»

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