Deux usagers de L'Envolée témoignent : une aide essentielle

Karim Agsar... (photo Alain Dion)

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Karim Agsar

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<p>Marie-Ève Martel</p>
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Granby) Les modifications prévues au programme d'aide sociale toucheraient non seulement les centres de thérapie, mais aussi ceux qui vont s'y faire soigner. Deux usagers de l'Envolée ont accepté de témoigner des impacts que cette aide a eus sur leur réinsertion.

De leur propre aveu, Dany Boucher et Karim Agsar ne seraient pas en thérapie s'ils n'avaient droit qu'à une allocation mensuelle de 200 $, qui, selon eux, est insuffisante pour couvrir leurs besoins de base.

«Avec seulement 200 $, ma motivation à m'en sortir aurait été diminuée, reconnaît M. Boucher, fier d'être sobre depuis plusieurs mois. J'aurais trouvé ça moins difficile de faire mon temps en prison et de recommencer une fois dehors. J'aurais continué à tirer l'élastique et je serais resté dans une roue qui tourne.»

Le fait que l'essentiel de leurs besoins soit comblé par le centre de thérapie les aide énormément à se concentrer sur leur cheminement. «Le chèque qu'on nous donne chaque mois nous permet de survivre parce que le centre nous fournit l'essentiel, explique M. Agsar, qui a déjà joué au handball pour Équipe Canada. T'es bien accueilli ici, tu manges bien. Tout est à portée de main, et on a des services de qualité. Ils nous apprennent à prendre soin de nous autres, mais aussi à vivre dans les structures. Ils nous apprennent à nous mettre dans le milieu où on est supposés être au lieu de celui où on est habitués d'être.»

«Ici, on est conseillés, on a accès à une banque de ressources qui sont à notre disposition et on a une très bonne thérapie. On est chanceux de pouvoir avoir ça», renchérit M. Boucher, qui dit avoir retrouvé l'appétit et le sommeil depuis son arrivée au centre.

«On réalise qu'on vaut tous la peine qu'on mise sur nous, pour s'en sortir.»

Nouvel envol

Dans quelques semaines à peine, Dany Boucher quittera le centre pour refaire sa vie. Karim Agsar est pour sa part à mi-chemin dans sa démarche. Mais tous deux entrevoient l'avenir avec espoir et optimisme. Et ça paraît dans leurs yeux.

«Je me sens vraiment vivant, affirme le premier. Je suis prêt à repartir sur des bases nouvelles et à reconstruire mon réseau social.»

Selon lui, son passage à L'Envolée lui a donné plusieurs raisons d'aller de l'avant. «Avant, j'avais tout perdu. Aujourd'hui, j'ai quelque chose à perdre. Sans ma thérapie, je n'aurais pas pu me rapprocher de ma famille et rebâtir des liens avec eux. Et ça, ça m'encourage à rester dans cette direction-là», poursuit Dany Boucher.

Pour sa part, Karim Agsar compte réaliser son plus grand rêve en devenant, un jour, propriétaire de sa propre pâtisserie. «Je vois ça par étapes. Il me reste quelques crédits à faire pour avoir mon secondaire, après je veux aller faire mon DEP. Ce n'est pas inatteignable, dit-il. C'est même pas un rêve. Je sais que ça va arriver.»

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