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Nouvelle vocation pour le domaine de Gérald Bull: un centre de réinsertion sociale pour toxicomanes

Robert Piché tiendra une collecte de fonds hors... (Photo fournie)

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Robert Piché tiendra une collecte de fonds hors du commun en offrant aux participants un voyage d'avion d'environ une heure, dans le but d'amasser de l'argent pour un centre de réinsertion sociale qui ouvrira à Potton.

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Potton) La Fondation Robert Piché travaille fort pour amasser des fonds afin de faire l'acquisition du domaine de Highwater, appartenant à la famille de Gérald Bull. Le but: le transformer en centre de réinsertion sociale pour toxicomanes, alcooliques et joueurs pathologiques.

La Fondation était à la recherche d'un terrain ayant des bâtiments opérationnels déjà en place, ce qui est le cas du domaine de Highwater, situé à Potton. L'organisme aide déjà des maisons de thérapie, mais «ça va être un principe un peu différent, explique le commandant Robert Piché. De plus en plus, les maisons de thérapie vont donner une thérapie d'un mois et demi à deux mois, où ils parlent de la maladie et te donnent des outils. Après tu reviens dans la société et tu as 15-16 semaines de suivi. Après tout ce temps-là, tu te retrouves dans la société avec les mêmes problèmes familiaux ou au travail qui t'ont amené à ça. C'est facile de rechuter. Le taux de rechute est très élevé.»

«Nous, on te garderait chez nous sur une période de cinq ans et on t'apprendrait à vivre avec les difficultés de la vie, à faire face à tes émotions à froid et à être capable de réagir quand les problèmes arrivent.»

L'idée vient du directeur général de la fondation, Elphège Roussel, qui habite Sutton. La Coopérative de solidarité, de réhabilitation et de réinsertion sociale a été créée. Une fois que la Fondation Robert Piché aura acheté le domaine, explique M. Roussel, elle le remettra à la coopérative, qui gérera le centre. Celui-ci portera le nom de son instigateur, Elphège Roussel. «Je ne voulais pas, mais c'est le conseil d'administration de la fondation qui a décidé que c'est comme ça que ça s'appellerait», avoue M. Roussel, qui cumule 50 ans d'expérience dans le domaine.

Il manque environ 800 000$ à l'acquéreur pour pouvoir acheter l'ancien domaine du scientifique Gérald Bull, ajoute M. Piché. «On ne l'a pas acheté encore. Il y a des fonds, mais ça nous prend des créanciers. Ça leur prend une garantie que, les trois premières années, on a l'argent pour arriver. On est à la recherche des derniers bailleurs de fonds.»

D'ici six mois?

«Dans notre plan d'affaires pour la première année, on commence avec dix participants triés à travers le Québec.» Les hommes seront sélectionnés selon plusieurs facteurs.

«Ça prend quelqu'un qui veut vraiment s'en sortir et qui, après quelques rechutes, a compris qu'il n'est pas capable de s'en sortir tout seul et de gérer ses émotions. Le gars réalise de lui-même, consciemment, qu'il faut qu'il s'en sorte.»

Et de la volonté, il en faut dans un monde de consommation et de performance, remarque M. Piché. «Quand tu arrêtes de consommer, il faut que tu changes complètement de cercle d'amis. Ce n'est pas facile.» Lui-même en a fait l'expérience lorsqu'il a décidé de mettre fin à son alcoolisme, il y a 14 ans.

Et pourquoi seulement des hommes?

«C'est difficile de mélanger hommes et femmes parce qu'il y a toujours un côté séduction», explique-t-il. Un homme, selon lui, aura aussi moins tendance à avouer des gestes dont il est peu fier si une femme fait partie du groupe de thérapie. «On va incorporer les femmes petit à petit et même les jeunes», assure le commandant, puisque la moyenne d'âge en itinérance diminue de plus en plus et touche beaucoup de jeunes.

Avec ce centre, les participants pourront travailler dans leur domaine tout en étant suivis et ainsi se réinsérer socialement. Pour l'instant, le centre est toujours un projet, mais ce dernier avance rapidement. «Je prédis que, dans six mois, on devrait être correct pour passer à l'action.»

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