Conduite dangereuse causant la mort

L'accusée écope de 30 mois

L'accusée s'est recueillie avec ses proches avant de... (Photo La Voix de l'Est)

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L'accusée s'est recueillie avec ses proches avant de recevoir sa sentence.

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) Soulignant le manque d'empathie de l'accusée, le tribunal a condamné Sarah Cousineau Denis à 30 mois de prison, hier, au palais de justice de Granby.

La jeune femme de 21 ans de Lac-Brome a pris place de façon silencieuse et résignée dans le box des accusés, avant de prendre le chemin des cellules. Elle avait longuement enlacé ses proches avant l'audience. 

Une peine de prison était inévitable pour celle qui a causé la mort d'Alexandra Laliberté et de Natasha Lavigne, le 12 novembre 2012, à Lac-Brome. Après avoir consulté plusieurs jurisprudences, le juge Serge Champoux, de la Cour du Québec, a imposé une peine semblable à ce que la Couronne avait demandé.

Dans sa décision, il a mentionné que l'accusée ne semble pas avoir de remords sincères: un rapport présentenciel en fait foi, elle ne s'est pas exprimé devant le tribunal et le juge a dit douter qu'elle soit réellement l'auteure d'une lettre que son avocat a lu lors des observations sur la peine.

La lettre «fort bien construite» qui contenait «une chaleur, une sensibilité», alors que l'accusée n'a eu aucune réaction lorsque les proches des victimes se sont exprimés en cour, a indiqué le juge Champoux.

«Je me questionne», a-t-il dit, ajoutant que les familles des victimes «n'ont pas senti d'empathie» de la part de Mme Cousineau Denis.

Irresponsabilité

Le juge Champoux a aussi dénoncé l'irresponsabilité de Mme Cousineau Denis, qui roulait à 105 km/h dans une zone de 50 km/h, chemin Bondville, lorsque sa Mercedes a fait une embardée et frappé deux arbres et un poteau. Ses deux passagères sont mortes sur le coup. L'une d'elles a été éjectée sous la force de l'impact, et la luxueuse voiture a été complètement détruite.

«J'évite d'appeler ça un accident car ce n'est pas ce qui s'est passé, a dit le juge. Personne ne doute qu'elle ne voulait pas que cet événement tragique survienne, mais elle a été négligente à l'empêcher.»

Comme facteurs atténuants, le magistrat a cité le jeune âge de l'accusée, son absence d'antécédent judiciaire, son dossier de conduite vierge et son plaidoyer de culpabilité qui a évité la tenue d'un procès. Il a souligné que Mme Cousineau Denis garde certaines séquelles de l'embardée, dont des douleurs à la hanche et un tempérament dépressif.

Interdiction

«Le ministère public est satisfait de la décision du tribunal», a dit Me Geneviève Cardin, de la Couronne.

Fidèle à son habitude, Me Pierre Poupart, à la défense, a décliné de répondre aux questions des journalistes. Quant à la possibilité d'en appeler de la sentence, il s'est limité à dire: «on va y réfléchir».

À sa sortie de prison, il sera interdit à Sarah Cousineau Denis de conduire pendant cinq ans.

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