Accusations d'abus de confiance et de fraude à Bedford

L'UPAC cible une ex-employée

Roxanne Brault est accusée d'abus de confiance et... (Photo Alain Dion, archives La Voix de l'Est)

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Roxanne Brault est accusée d'abus de confiance et de fraude. L'ancienne adjointe administrative de la Ville de Bedford a démissionné de son poste en juillet 2013 après une entente entre son syndicat et la Ville.

Photo Alain Dion, archives La Voix de l'Est

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Michel Laliberté
La Voix de l'Est

(Bedford) Une ancienne fonctionnaire de la Ville de Bedford devra faire face à des accusations d'abus de confiance et de fraude à la suite d'une enquête de l'Unité permanente anticorruption (UPAC).

Roxanne Brault a été avisée hier matin qu'elle devra se présenter en cour le 19 mars au palais de justice de Granby pour répondre de ces accusations. Les faits reprochés à l'ancienne adjointe administrative se seraient produits entre les mois de janvier et de mars 2013, indique l'UPAC.

Mme Brault a travaillé pendant une dizaine d'années à la Ville de Bedford. Elle était l'adjointe du directeur général, Yvon Labonté. Selon les informations recueillies par La Voix de l'Est, Mme Brault a remis sa démission le 24 juillet 2013 après une entente entre son syndicat et la Ville.

Elle était en congé de maladie depuis plusieurs semaines lorsque l'entente est intervenue, a dit le maire Yves Lévesque. Il appert que Mme Brault a profité de son poste pour des gains personnels, a-t-on appris.

M. Lévesque a refusé de dévoiler la nature des faits reprochés à l'ancienne employée. Il s'est dit mal à l'aise de discuter de l'affaire puisque Mme Brault est son ancienne belle-soeur. Rappelons que M. Lévesque n'était pas en poste au moment des événements. Il a été élu en novembre 2013. Les enquêteurs de l'UPAC l'ont rencontré avant les Fêtes pour discuter de cette affaire.

Joint hier matin, l'ex-maire Claude Dubois était estomaqué d'apprendre que Mme Brault était accusée d'abus de confiance et de fraude. «Je suis très surpris. Dans mon livre à moi, c'était une affaire réglée et enterrée depuis presque deux ans.»

M. Dubois a confirmé que la Ville avait des reproches à faire à Mme Brault. Tout s'est réglé avec le syndicat, a-t-il dit. La Ville n'a versé aucune somme d'argent pour le départ de Mme Brault et les citoyens «n'ont pas été floués», a-t-il assuré.

L'ancien maire a reçu la visite des policiers de l'UPAC en décembre dernier. Il s'est dit étonné que l'UPAC reprenne cette affaire. «Quelqu'un fait une faute, l'avoue puis répare ses torts. Je ne comprends pas pourquoi ça s'est rendu jusqu'à la police», a-t-il dit.

Vu la nature des faits reprochés à Mme Brault, le conseil n'a pas cru bon porter plainte à la police, a dit M. Dubois. Il n'a pu en dire plus, indiquant qu'une entente de confidentialité liait la Ville et le syndicat. M. Labonté n'était pas disponible hier pour nous parler. Il est en vacances à l'extérieur du pays, nous a-t-on dit. Le maire Lévesque a toutefois confirmé que les enquêteurs de l'UPAC ont rencontré le directeur général il y a quelques semaines.

Nous n'avons pu obtenir hier de commentaires de la présidente du Syndicat des employés de la Ville de Bedford, Annie Demers.

Mme Brault ne nous a pas rappelés hier.

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