Baisse du dollar canadien : fruits et légumes plus chers

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Les consommateurs pourraient payer plus cher encore leurs fruits et légumes en raison de la baisse de la valeur du dollar canadien, prévoit le Food Institute de l'université de Guelph.

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) Le prix du panier d'épicerie pourrait bondir davantage que prévu, en 2015, en raison de la baisse du dollar canadien et des prédictions peu reluisantes sur sa valeur dans les prochains mois. Les consommateurs de fruits et de légumes en seront les grandes victimes.

Le Food Institute de l'université de Guelph revoit à la hausse l'augmentation du prix de certains aliments frais et communs dans le panier d'épicerie des ménages québécois. Alors qu'en décembre dernier, l'institut prévoyait une hausse de 3 à 5% du prix des légumes, il estime maintenant plus probable une augmentation 5,5 à 7,5%. Pour les fruits et les noix, il anticipe maintenant une hausse de 3 à 5% plutôt que de 1 à 3%.

Ce changement est principalement dû à l'importante baisse de la valeur du dollar canadien. Vendredi, la valeur du huard a atteint 0,79$US, et certains analystes envisagent une baisse supplémentaire. Si leurs prévisions sont justes, le dollar pourrait atteindre le seuil des 75¢US. C'est donc dire que, pour un dollar canadien, un consommateur obtiendrait 75 sous aux États-Unis. Le pouvoir d'achat des importateurs a diminué en même temps que la valeur de la devise canadienne.

«Nous anticipons que plusieurs de ces catégories de produits subissent des hausses dues à la baisse spectaculaire de notre devise, indiquent les professeurs Sylvain Charlebois, Michael Von Massow et Paul Uys, dans un rapport rendu public hier par le Food Institute. Avec la fermeture de plusieurs usines de transformation au Canada au cours des dernières années, certaines catégories de produits sont devenues plus vulnérables aux fluctuations de notre devise.»

Le panier d'épicerie du ménage moyen contient de 15 à 25% de fruits et de légumes. «Ces denrées sont parmi les plus vulnérables aux fluctuations monétaires internationales; elles subissent peu de transformations ou aucune et n'ont pas de substitut ou très peu», explique-t-on dans le rapport.

Quant aux produits vendus dans les allées, «les distributeurs alimentaires connaissent bien les limites du marché, à quel point le consommateur sera tenté d'aller ailleurs pour acheter le même produit, rapporte le Dr Charlebois, par courriel. À mon avis, l'inflation alimentaire pourrait aussi délaisser la périphérie des magasins, où l'on retrouve habituellement les fruits et légumes, fromages, pour [affecter d'autres produits]. La stratégie de prix pourrait différer d'un commerçant à l'autre, vu la fluctuation abrupte du huard.»

En ce qui a trait aux viandes, poissons, fruits de mer, pain et céréales, le Food Institute ne revoit pas ses prévisions (voir tableau).

Heureusement pour les consommateurs, en plus d'alléger leur facture de transport, la baisse du prix de l'essence évite d'alourdir encore plus le coût des importations.

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