Modifications au programme d'aide sociale : le GASP craint des conséquences néfastes

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Le coordonnateur du GASP Haute-Yamaska, Nicolas Luppens

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<p>Marie-Ève Martel</p>
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Granby) Le Groupe actions solutions pauvreté (GASP) Haute-Yamaska met en garde le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, François Blais, contre les impacts que pourraient avoir les modifications prévues au programme d'aide sociale.

Rappelant que les prestations d'aide sociale, qui totalisent 616$ par mois, sont insuffisantes pour subvenir aux besoins de base des bénéficiaires, le coordonnateur de l'organisme, Nicolas Luppens, craint que de nouvelles mesures prévues au programme - dont l'alourdissement des conséquences pour fausse déclaration, qui ne concerne qu'une faible minorité de prestataires - n'encouragent la discrimination à l'endroit de ceux qui se tournent vers ce soutien de dernier recours.

«Le resserrement des critères annoncé sous-entend qu'il faut douter de l'honnêteté des demandeurs, ce qui contribue à renforcer des préjugés tenaces envers ces personnes», déplore-t-il dans un communiqué diffusé hier.

De plus, ajoute l'intervenant, certaines autres dispositions, comme le calcul du revenu issu de la location d'une ou plusieurs chambres de son appartement, pourraient forcer des prestataires à cesser de louer une chambre ou à déménager sous peine de voir leur allocation diminuer. Le rabaissement de la valeur maximale d'une maison à 140 000$ pour être éligible à l'aide sociale est un «manque de considération», souligne ensuite M. Luppens. En conséquence, les bénéficiaires touchés seraient plus vulnérables et à risque de se trouver en situation d'itinérance.

Enfin, le coordonnateur estime que, plutôt que de réaliser des économies, Québec fera chou blanc s'il va de l'avant avec les modifications au programme. «Au contraire de ce que pensent beaucoup de gens, resserrer les règles d'admissibilité à l'aide sociale n'encourage pas les bénéficiaires à travailler, mais les maintient plutôt dans un cycle de survie, diminuant ainsi leurs chances de réinsertion et occasionnant des coûts sociaux importants en frais médicaux, judiciaires et en services sociaux», plaide M. Luppens, qui réitère son souhait de voir le gouvernement «s'attaquer [plutôt] aux grandes entreprises dont les profits énormes vont échoir dans des paradis fiscaux à l'étranger».

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