Relance de la coop au coeur du village de Saint-Joachim-de-Shefford: le gouvernement dit oui

L'annonce a été accueillie avec surprise et émotion... (photo Janick Marois)

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L'annonce a été accueillie avec surprise et émotion par les citoyens présents dans la salle.

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

(Saint-Joachim-de-Shefford) La cinquantaine de Joachimiens qui avait bravé le froid et la neige pour manifester en faveur de la survie de la Coop Au Coeur du village a eu une surprise de taille, hier midi. Alors qu'ils s'attendaient à brandir des pancartes, ils ont plutôt appris de la bouche du maire de la municipalité que le gouvernement donnait finalement son aval au plan de relance de la coopérative.

La demande était sur le bureau du ministre des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire, Pierre Moreau, depuis le 27 août dernier. Des mois d'attente qui avaient fragilisé la Coop, déjà aux prises avec de sérieux problèmes financiers. Pour éviter de s'enliser davantage, le conseil d'administration de l'organisme avait même pris la décision de fermer le restaurant La Tablée de Joachim, à la mi-janvier.

Dans le but de sauver le com-plexe multiservice, la municipalité avait émis l'intention de cautionner le refinancement - à un taux plus avantageux - des dettes de la coopérative, à hauteur de 1,8  million$. La majorité des citoyens s'étaient alors montrés favorables à cette intervention. La Ville devait cependant obtenir l'autorisation du gouvernement. C'est maintenant chose faite.

«Jusqu'à la semaine dernière, je sentais beaucoup de désespoir dans le coeur de la coopérative. Mais il y a une demi-heure, j'ai eu l'annonce officielle que le gouvernement acceptait de nous supporter», a déclaré le maire René Beauregard, déclenchant un tonnerre d'applaudissements - et même quelques larmes - parmi les personnes présentes.

La voix enrouée par l'émotion, M. Beauregard s'est toutefois montré réaliste. «Ce n'est pas fini. On a encore plein de beaux défis à relever pour amener la coop plus loin. Ce n'est pas le Klondike, mais c'est un pas en avant.»

Ce dernier a insisté sur l'importance de maintenir ces services en place à Saint-Joachim, qualifiant d'impensable le fait de conduire 20 kilomètres pour se procurer des produits de base, comme du lait.

Charge du député

M. Beauregard a aussi levé son chapeau au député caquiste de Johnson, André Lamontagne, pour son intervention dans le dossier. «Il a été un allié utile, nécessaire. Si on a eu cette réponse, c'est grâce à la décision qu'André a prise vendredi», a-t-il déclaré à son intention.

Ce jour-là, M. Lamontagne avait accusé le ministre Moreau de se traîner les pieds depuis des mois. «Le signal d'alarme a été lancé. Si le ministre ne donne pas son aval au projet de relance d'ici quelques jours, une douzaine d'emplois seront perdus, plus d'un million de dollars de fonds publics s'envoleront en fumée et une communauté entière aura été abandonnée, déclarait-il dans un communiqué. Ce sera une disgrâce pour ce gouvernement, et rien, sauf l'insensibilité et l'incompétence, ne pourra justifier un tel abandon. Les citoyens auront raison d'être en furie et sauront qui blâmer: le ministre des Affaires municipales.»

Au cabinet du ministre, hier, on a précisé que les documents officiels avaient été fournis par la municipalité seulement à la mi-novembre. «On a procédé à l'analyse juridique et financière du dossier. Et on a reçu les résultats au milieu de la semaine dernière», a laissé entendre un porte-parole du MAMOT, Jean-Félix Lévesque.

Malgré cette réponse positive, tout n'est pas gagné. Les créanciers devront être rencontrés, les récents états financiers de la Coop validés de façon à ce que la Ville sache exactement de quoi il en retourne avant de se porter officiellement garante du refinancement.

«Il y a beaucoup de choses à faire, mais on ne s'inquiète pas, a confié le président de la Coop, Gilbert Valiquette, avec un soulagement évident. On connaît les projets à mettre de l'avant et ils sont rentables. Il va falloir repenser la coop pour voler de nos propres ailes. Et il faudra conscientiser les gens d'ici et d'ailleurs à utiliser nos services.»

Le maire de Saint-Joachim-de-Shefford, René Beauregard.

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