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Granby envisage de modifier le zonage de quatre secteurs résidentiels pour y permettre la production de marijuana thérapeutique

L'urbaniste Yani Authier, Me Julie Bertrand, greffière adjointe,... (Photo Catherine Trudeau)

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L'urbaniste Yani Authier, Me Julie Bertrand, greffière adjointe, et le conseiller municipal Robert Vincent, ont présenté le premier projet de règlement pour permettre la production de marijuana thérapeutique dans quatre secteurs de Granby.

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<p>Cynthia Laflamme</p>
Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) Un projet de changement de zonage qui pourrait permettre d'accueillir une usine de production de marijuana thérapeutique en plein coeur de la ville de Granby soulève des questionnements et des inquiétudes chez plusieurs citoyens.

Des représentants de la Ville de Granby ont rencontré récemment une trentaine de citoyens curieux d'en savoir plus sur un projet de règlement pour changer le zonage de quatre secteurs urbanisés de la municipalité. Ces zones ciblent principalement la rue Dufferin entre la rue Bourget et le 9e rang, la rue Boivin entre les rues Dufferin et Pie-IX, la rue Roberval-Sud et un secteur qui inclut des parcelles des rues Saint-André, Deragon, Laurier, Saint-Hubert et York.

La consultation publique, qui a profité aussi à des producteurs agricoles présents sur un autre sujet, a été ponctuée de contradictions qui démontrent, selon le maire Pascal Bonin, que la loi fédérale n'est pas claire.

Par exemple: Yani Authier, l'urbaniste de la Ville, a d'abord parlé de lieux choisis en ville pour faciliter l'accès aux personnes qui en ont besoin, en l'occurrence les malades qui ont une prescription de leur médecin pour obtenir de la marijuana thérapeutique. Puis, les propos ont changé, sous le poids des questions, pour dire que la production, séchée et emballée, ne sortirait des lieux d'une éventuelle usine que par des camions et la poste.

Pourquoi alors choisir des secteurs entourés de quartiers résidentiels?, ont demandé les Granbyens présents.

Seule réponse: les questionnements et inquiétudes seront transmis au conseil.

Un projet sur la table

M. Authier a d'abord refusé de parler de quelque projet que ce soit puisqu'aucun permis n'a été délivré. Toutefois, il est connu que la compagnie Farmacan, enregistrée auprès des gouvernements, mais ne détenant aucun numéro de téléphone pour joindre son propriétaire, convoite un édifice à vendre sur la rue Robinson Sud. L'urbaniste a toutefois maintenu que les zones visées par le règlement, qui modifiera les usages possibles dans ces secteurs, n'ont pas été choisies parce que des bâtiments sont susceptibles d'attirer une telle compagnie, avant de changer de discours.

«On a regardé des zones où des anciennes usines pourraient avoir un potentiel intéressant», a-t-il répondu à une participante à la réunion, Francine L'Heureux, qui se questionnait sur la nécessité d'avoir quatre zones distinctes.

Les bâtiments qui détiendront une licence de Santé Canada devront répondre à plusieurs normes. Il faudra notamment que le bâtiment soit de petite dimension et qu'il ait peu ou pas de fenêtres.

 «Vous n'avez pas besoin de vous inquiéter», a soulevé Josée St-Martin, une agente en immobilier responsable d'un bâtiment convoité par Farmacan, rue Roberval Sud.

Selon cette dernière, de hautes clôtures «ressemblant à une prison» seront installées, et des agents de sécurité seront sur place.

Mme St-Martin a refusé d'élaborer davantage en entrevue avec l'auteure de ces lignes, arguant que ce n'était que des oui-dires et qu'elle n'était au courant de rien.

Odeurs

Une citoyenne a soulevé les erreurs du passé qui ont mené à la création de parcs industriels. Elle a rappelé que les usines construites en plein coeur de quartiers résidentiels avaient fait bien des malheureux à une certaine époque et que donner une deuxième vie industrielle à ces usines équivaudrait à un retour dans le passé. «Pourquoi répéter les erreurs qui ont déjà été faites?» a-t-elle questionné.

Un couple a également soulevé des inquiétudes sur l'odeur qui pourrait émaner d'une production légale de cannabis, même si celle-ci se déroule à l'intérieur. Marcel Catudal et sa conjointe craignent qu'une odeur de moufette, typique au cannabis, se répande dans toute la ville. Ils donnent en exemple l'odeur persistante de chocolat à Saint-Hyacinte à cause de l'usine qui s'y trouve.

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