«Il serait sage qu'on prenne un recul», dit le maire

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«On devrait en toute logique reporter la poursuite du règlement (de zonage)», estime le maire de Granby, Pascal Bonin.

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<p>Cynthia Laflamme</p>
Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) Le projet de règlement venant modifier le zonage de quatre secteurs de Granby pour accueillir une éventuelle usine à marijuana thérapeutique est à revoir et à peaufiner, croit le maire de Granby, Pascal Bonin.

«On me mentionne qu'il serait sage qu'on prenne un recul. Suite à l'assemblée publique d'information qu'il y a eu hier (jeudi), on devrait en toute logique reporter la poursuite du règlement. Les assemblées d'informations sont là pour ça. On donne l'information et les citoyens s'impliquent.» Comme pour toute modification de zonage, le projet de règlement doit faire l'objet de trois lectures en assemblée du conseil municipal, ce qui permet de l'amender après une séance de consultation publique entre la première et deuxième lecture.

Comme il semble y avoir une mauvaise compréhension de la loi fédérale et que les citoyens consultés s'inquiètent, le maire espère que les conseillers voudront reporter le point, qui était prévu à l'ordre du jour de ce soir.

Pascal Bonin explique que, en définissant des zones, la Ville évite qu'une telle usine s'installe n'importe où sur le territoire. «Le règlement du fédéral dit qu'ils ont le droit de venir s'établir. La Ville a décidé de mettre quatre zones spécifiques parce que si on n'en mettait pas, ils auraient eu le droit de venir n'importe où sur le territoire. Donc on est venu limiter où on les voulait sur le territoire, mais la Ville n'a pas le droit de les interdire.» La population des secteurs concernés le peut, par contre, soutient-il.

Le maire est d'ailleurs intervenu pour réduire le nombre de secteurs, puisqu'au début huit zones étaient prévues. Cette démarche fait suite à une demande de Feng Lin, de Farmacan, qui veut s'installer à Granby avec une première usine de marijuana thérapeutique. «Il veut avoir son usine et il nous bouscule pour l'avoir. Feng Lin avait fait des pressions auprès de moi en envoyant des lettres pour dire qu'il voulait son permis et qu'il était bien pressé. Je n'ai aucun contact avec lui», ajoute M. Bonin.

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