Bambin brûlé au 2e degré : «nous avons respecté les normes»

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Le directeur général du CSSS La Pommeraie, Bruno Petrucci.

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Cowansville) Un article publié dans La Voix de l'Est, hier, relatait l'histoire d'une mère de famille dont l'enfant de quatre mois a été gravement brûlé, mercredi. La dame, une infirmière de profession, juge inadéquat le service à l'urgence de l'hôpital Brome-Missisquoi-Perkins (BMP).

Après l'analyse du dossier, le CSSS La Pommeraie est d'avis que le personnel a agi dans les règles de l'art.

Lorsque Geneviève Lacroix s'est présentée à l'urgence, vers 18 h 30, personne n'était en poste au triage pour accueillir les gens, a-t-elle déploré, précisant avoir dû aller elle-même chercher une infirmière après une dizaine de minutes.

Selon le directeur général du CSSS La Pommeraie, Bruno Petrucci, cette situation est tout à fait normale. «Au triage, il n'y avait effectivement personne lorsque la femme est arrivée, a-t-il confirmé. On venait juste de répondre à ce qu'on appelle un «téléphone noir» pour quelqu'un qui venait tout juste d'arriver dans la salle de choc. Lorsque le personnel n'est pas là, on sonne et une infirmière retourne pour accueillir le patient. Normalement, les délais de réponse sont assez courts.»

Après que le bambin eut été examiné sommairement, la maman et son bébé ont été redirigés vers la salle d'attente.

Non urgent

L'infirmière de profession était stupéfaite lors de l'inscription de son bébé, car il a été classé «P4», c'est à dire non urgent, malgré les blessures au second degré sur une bonne partie d'une de ses jambes. «C'était évident qu'on allait patienter plusieurs heures. Même les gens dans la salle d'attente trouvaient que ça n'avait pas d'allure», a-t-elle clamé.

Selon le CSSS, «une brûlure à la cuisse pour un enfant de 0 à 1 an représente 2,75% (face antérieure) de la surface cutanée totale», ce qui cadre avec les brûlures du bébé, ont estimé les effectifs du centre hospitalier. Cette donnée a pesé dans la balance dans le «classement» de l'enfant, a fait valoir M. Petrucci.

Ainsi, après avoir attendu une trentaine de minutes avec son bambin en crise qui hurlait de douleur, la mère a décidé de retourner à la maison pour abréger ses souffrances elle-même, sans avoir vu de médecin. Une situation que déplore M. Petrucci. «Dans le cas d'un P4, c'est prévu qu'un médecin va voir le patient en dedans de 60 minutes, a-t-il mentionné. La dame est une infirmière. Elle a déjà travaillé chez nous et elle connaît les protocoles. On comprend mal pourquoi elle a décidé de quitter. C'est dommage pour l'enfant. Mais on comprend que ça doit avoir été très énervant [pour la mère], alors on comprend le côté humain. Mais dans tout ça, nous avons respecté les normes.»

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