Bocuse d'or : Laurent Godbout au 21e rang

Le chef-propriétaire de l'Attelier Archibald en pleine action.... (Photo Associated Press)

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Le chef-propriétaire de l'Attelier Archibald en pleine action.

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

(Granby) Plusieurs mois d'efforts soutenus n'ont pas suffi à Laurent Godbout pour se démarquer parmi la vingtaine de chefs internationaux qui prenaient part au prestigieux Bocuse d'or. L'événement, tenu à Lyon mardi et hier, a sacré l'équipe de Norvège grande gagnante parmi les 24 en compétition.

La cérémonie de remise de prix était prévue à 17h30, heure de Lyon, hier. La foule nombreuse et bruyante a toutefois dû patienter de longues minutes avant de voir les animateurs s'avancer sur la scène. Et il lui a fallu attendre encore plus pour connaître l'identité du pays gagnant, à l'issue d'une longue introduction et de la présentation grandiloquente des contrées participantes.

Plusieurs chandails rouges d'Équipe Canada étaient visibles dans les estrades en guise de soutien à Laurent Godbout et son équipe formée du jeune commis de 20 ans Adam Martin et du chef entraîneur Sébastien Giannini.

M. Godbout, qui est notamment propriétaire de l'Attelier Archibald à Granby, est cependant reparti les mains vides, les Bocuse d'argent et de bronze ayant été attribués aux États-Unis et à la Suède. Les autres mentions spéciales lui ont aussi échappé. Premier Québécois à participer à la compétition, il a récolté au final 1248 points pour terminer au 21e rang sur 24.

«Ce sont des résultats honnêtes. Les États-Unis, il était temps qu'ils gagnent, a commenté sa conjointe Véronique Deneault, debout dans les gradins, peu après l'annonce des résultats. Laurent n'attendait pas un podium. Déjà d'être ici, parmi ces 24 pays, c'était une immense victoire.»

En entrevue plus tard en après-midi, peu après la fin de la compétition, mais avant l'annonce des résultats, Laurent Godbout a confié qu'il avait trouvé difficile de travailler avec des moyens beaucoup plus limités que les autres équipes, en commençant par un budget 10 fois moins élevé que celui des États-Unis. La nécessité de continuer à travailler pendant la préparation - notamment à l'ouverture d'un nouveau restaurant à Palm Beach! - alors que les autres équipes pouvaient se permettre de se consacrer à temps plein à la compétition a aussi rendu la tâche particulièrement ardue.

«Mais ça a été quand même une expérience extraordinaire», a confié Laurent Godbout, remerciant notamment l'Académie culinaire qui lui a prêté un espace dans le Vieux-Montréal pour s'entraîner intensivement pendant sept mois.

Présentées aux deux ans, ces «olympiades» planétaires de la gastronomie ont été fondées en 1987 par le célèbre chef français Paul Bocuse. Les participants doivent se plier à une multitude de contraintes et impressionner le jury tant par leur façon de sublimer les légumes dans leur plat, que par la présentation de leurs créations et le goût de celles-ci, bien entendu.

Pour l'édition 2015, les chefs devaient cuisiner deux plats. Une assiette de poisson, de la truite fario avec un légume obligatoire, le fenouil, et une assiette de viande, de la pintade, que Godbout a préparée en élaborant une recette complexe évoquant plusieurs régions du Canada. Des ailes laquées à l'asiatique comme à Vancouver, des morilles des grands brûlis de la Colombie-Britannique, de la moutarde de la Saskatchewan, du foie gras et du topinambour du Québec.

La compétition de haute voltige s'est déroulée dans une ambiance de jeux sportifs, avec dans les gradins des partisans munis de maillots, de crécelles et de drapeaux aux couleurs de leurs pays.

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