Mobilisation pour aider Raif Badawi

Les élèves de Lucie Duhamel, en cinquième année... (photo Alain Dion)

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Les élèves de Lucie Duhamel, en cinquième année du primaire à l'école Eureka, à Granby, ont invité les politiciens à une conférence de presse pour demander la libération de Raif Badawi, demande qui prend la forme d'une pétition.

photo Alain Dion

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<p>Cynthia Laflamme</p>
Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) Les élèves de la classe de Lucie Duhamel, à l'école primaire Eureka, à Granby, ont été choqués par le sort réservé au blogueur Raif Badawi, en Arabie saoudite. Ils ont donc réfléchi à une manière de se joindre à Amnistie internationale pour faire des pressions sur l'Arabie saoudite afin que Raif Badawi soit libéré, et ont présenté une pétition.

Comme chaque matin, la classe de 5e année consulte l'actualité et l'analyse, explique Mégan Beauregard, l'élève chargée de l'animation de la conférence de presse organisée pour parler de leur pétition. En s'assurant du support de différents paliers gouvernementaux, les élèves ont lancé une pétition pour réclamer la libération du jeune homme, dont la famille s'est réfugiée à Sherbrooke.

«Nous sommes restés surpris de constater que la liberté d'expression n'est pas respectée partout dans le monde, a expliqué la jeune fille devant la classe et les politiciens présents. Par la suite, nous avons été choqués et surtout attristés d'apprendre qu'un homme de 32 ans appelé Raif Badawi était incarcéré en Arabie saoudite pour avoir défendu la liberté d'expression.»

Rappelons que le blogueur a été inculpé de cybercrime, d'apostasie et de désobéissance à son père, après avoir critiqué le régime de son pays, sur son blogue, et avoir parlé (en mal) de l'islam, en juin 2012. Il a été condamné à 10 ans de prison, à 1000 coups de fouet et à près de 300 000 $ d'amende, en plus de ne pouvoir quitter l'Arabie saoudite pendant 10 ans. Une peine qui «nous semble exagérée, inacceptable et inhumaine», a fait savoir Mégan Beauregard.

Appui des politiciens

Présent à la conférence de presse organisée par les élèves, le député néodémocrate de Shefford, Réjean Genest, a assuré qu'il se ferait un plaisir de présenter la pétition à la Chambre des communes lorsque la classe sera prête à le faire. Catherine Demers, qui représentait pour l'occasion le député caquiste François Bonnardel, Pascal Bonin, maire de Granby, Paul Sarrazin, président de la commission scolaire du Val-des-Cerfs, Jean-Luc Pitre, directeur de l'école, et son adjoint, Patrice Beaumont, ont tous tenu à féliciter la classe pour leur geste.

«Habituellement, ce sont les adultes qui donnent des leçons, qui font la morale, mais pas aujourd'hui. Aujourd'hui, c'est vous qui nous donnez des leçons», a lancé M. Pitre aux enfants devant lui.

«Je suis très fier que mon école se mobilise, a confié le jeune Elliott Grondin, président du conseil étudiant. C'est inacceptable qu'on flagelle quelqu'un qui a dit ce qu'il pense.»

En date d'hier, la pétition a été signée par environ 125 personnes, élèves et parents. Elle est disponible au service de garde de l'école Eureka pour toute personne qui désire demander la libération de Raif Badawi.

Paul Sarrazin a d'ailleurs apporté la pétition avec lui pour la faire signer par les commissaires.

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