Une étude pour un futur aréna: loin de la coupe aux lèvres

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Devant le mauvais état dans lequel se trouve son aréna, Saint-Césaire et les municipalités voisines financeront une étude comparative sur la réalisation et l'exploitation d'une nouvelle infrastructure régionale. Malgré cela, l'arrivée d'une nouvelle patinoire intérieure en sol césairois n'est pas à l'aube de se concrétiser.

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<p>Marie-Ève Martel</p>
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Saint-Césaire) Devant le mauvais état dans lequel se trouve son aréna, Saint-Césaire et ses municipalités voisines financeront une étude comparative sur la réalisation et l'exploitation d'une nouvelle infrastructure régionale. Malgré cela, l'arrivée d'une nouvelle patinoire intérieure en sol césairois n'est pas à la veille de se concrétiser.

«On est à l'entrée, on prend un petit verre de vin, mais on est bien loin de manger le plat principal», a illustré avec humour le maire Guy Benjamin, à la séance du conseil de mardi soir.

L'étude qui se penchera sur les différentes avenues pour gérer et financer un nouvel aréna sera réalisée par le Groupe BC2. On y évaluera entre autres la possibilité d'exploiter l'aréna sous la formule d'un partenariat public-privé (PPP), une avenue qui intéresserait certains investisseurs, a-t-on appris.

Pas question cependant de se lancer dans des rénovations majeures de l'aréna actuel, construit en 1973 et dont la partie nord-est s'affaisse au fil des ans. Bien que le bâtiment ne menace pas de s'effondrer de façon imminente, la situation est suivie de près tous les mois.

Facture divisée

Saint-Césaire, qui avait commandé une étude de faisabilité pour une nouvelle infrastructure, l'an dernier, déboursera 7476$ de la facture de la nouvelle analyse, qui s'élèverait à environ 17 000$ selon nos sources.

Les villes voisines participeront financièrement à l'étude au pro rata de leur population. Par résolution, Rougemont et Ange-Gardien ont voté pour s'acquitter chacune de 3170$ des frais tandis que Saint-Paul-d'Abbotsford épongera aussi une partie de la facture, si elle choisit de participer. La décision devrait être prise lors de la séance du 3 février prochain.

«Ça n'engage à rien»

La participation à cette étude ne signifie pas que les municipalités prendront une part active dans la construction d'un nouvel aréna, s'il y a lieu. «On est encore à l'étape de la réflexion, ça n'engage à rien, rappelle le maire de Saint-Paul-d'Abbotsford, Jacques Viens. L'étude de faisabilité ne veut pas dire que les quatre villes ensemble, on va aller de l'avant avec un projet commun.»

«Tous les scénarios seront envisagés. Ça permet de voir s'il y a un intérêt à aller de l'avant, mais ça n'engage à rien pour la suite», a pour sa part indiqué le maire d'Ange-Gardien, Yvan Pinsonneault.

À Rougemont, le simple fait de financer en partie la recherche ne faisait pas l'unanimité du conseil à la séance du 12 janvier. On semble plutôt en faveur du concept d'utilisateur-payeur, comme c'est le cas pour l'aréna actuel. «[La précédente étude indiquait que] pour être rentable, un aréna doit servir une population de 20 000 personnes, rappelle Katia Joseph, directrice générale de Rougemont. À nous quatre ensemble, on compte plus ou moins 14 000 habitants.»

Le projet d'aréna devrait être aussi être conçu en fonction des besoins à long terme. «Les prévisions laissent supposer que la population de jeunes joueurs de hockey n'augmentera pas; elle irait plutôt en baisse ou elle stagnerait. Ce qui augmente, ce sont les ligues de soir, de garage, qui sont plus payantes. Tout ça doit être considéré», souligne M. Viens, plus enclin à adhérer à un projet «modeste» et polyvalent.

Saint-Césaire est bien au fait des réticences de ses voisines. «Pour [elles], ça passerait mieux d'acheter des blocs d'heures [de glace] que d'investir [dans la construction]», a laissé entendre le maire Benjamin en séance du conseil, mardi soir.

Qui plus est, même pour la municipalité, il est clair que l'étude n'est pas la première étape vers la construction d'une nouvelle infrastructure, puisque d'autres priorités, plus urgentes, monopolisent déjà l'attention du conseil. Le potentiel agrandissement de l'école St-Vincent, qui risque d'exproprier une poignée de résidences, coûterait déjà entre trois et quatre millions de dollars s'il se concrétise au printemps. Il faudra donc faire des choix, en temps et lieu.

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