Disparition de Mélina Martin: «Même après 10 ans, on l'attend toujours»

Une des soeurs de la disparue, Roxanne Demers,... (photo Alain Dion)

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Une des soeurs de la disparue, Roxanne Demers, et leur mère, Françoise Algier, espèrent toujours que Mélina franchira un jour ou l'autre le seuil de la porte, et ce, même 10 ans après que l'adolescente se soit évanouie dans la nature.

photo Alain Dion

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Karine Blanchard
La Voix de l'Est

(Farnham) «Même après 10 ans, on l'attend toujours. On ne l'oublie pas», confie Roxanne Demers, une des soeurs de Mélina Martin, cette adolescente qui est disparue en janvier 2005 à Farnham.

Les années passent, mais les souvenirs restent. Les murs de l'appartement de Françoise Algier sont tapissés de photos de la famille. Celles de Mélina sont bien en vue à côté de celles de ses six frères et soeurs, et ses neveux et nièces.

«C'est l'attente qui est longue, confie la mère de famille. C'est dur parce qu'on n'a pas de nouvelles.»

Le 23 janvier 2005, sa fille, alors âgée de 13 ans, devait participer à des activités au parc Roch-Bourbonnais. Elles devaient ensuite se retrouver pour souper ensemble, plus tard ce jour-là. L'adolescente ne s'est jamais présentée au rendez-vous. Depuis, le mystère entourant sa disparition persiste. Mélina s'est littéralement évanouie dans la nature.

Pendant de nombreuses années, sa famille a cru à une fugue. «Si ça en était une, on se disait qu'elle reviendrait à la maison à ses 18 ans, indique Mme Algier, qui a tant espéré la revoir le jour où sa fille atteindrait sa majorité. Après 10 ans, ce n'est pas une fugue.»

Au fil du temps, les policiers ont vérifié diverses informations au sujet de Mélina. Elle aurait entre autres été aperçue dans le secteur de Châteauguay où elle travaillait dans une animalerie. Une autre fois, elle aurait été vue dans le coin de Longueuil. Des informations qui ont été vérifiées par les policiers de la Sûreté du Québec et qui chaque fois se sont avérées non fondées.

Deux photos de vieillissement de l'adolescente ont été produites par des experts de la Gendarmerie Royale du Canada et diffusées dans les médias dans l'espoir de la retracer, en vain. La famille s'est toujours fait un devoir de rappeler la disparition d'une des leurs année après année, sans jamais que ces sorties publiques ne permettent de la retrouver.

Même après 10 ans, ses proches n'abandonnent pas. Ils espèrent encore voir Mélina franchir le seuil de la porte. À Noël. À son anniversaire. À la fête des membres de sa famille. «On garde encore espoir, affirme Mme Algier. Ils en retrouvent des gens disparus même après autant de temps.»

«Elle a plein de neveux et nièces qu'elle ne connaît pas et qui veulent la connaître. Elle a sa place ici», dit sa soeur Roxanne Demers, qui était la plus près de Mélina au moment de sa disparition.

La mère de famille est persuadée que quelqu'un quelque part détient des informations au sujet de la disparition de sa fille et que celles-ci pourraient permettre de savoir enfin ce qui s'est passé ce jour-là et surtout, savoir où elle est. «Ces gens-là doivent parler pour que ça débloque», implore-t-elle.

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