Feu vert à la vente du magazine L'Itinéraire à Granby

Bertrand Derome vend déjà L'Itinéraire à Sutton depuis... (photo archives La Voix de l'Est)

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Bertrand Derome vend déjà L'Itinéraire à Sutton depuis près de trois ans. Il pourra maintenant le faire aussi à Granby.

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) Distribué principalement à Montréal, le magazine de rue L'Itinéraire fera une percée à Granby. Les camelots pourront s'installer à six intersections, sept jours sur sept, pour vendre la publication, ont accepté les élus lors de la dernière séance du conseil municipal.

Les membres du conseil ont de cette façon donné leur aval à une demande du comité itinérance du Groupe actions solutions pauvreté (GASP) de Granby.

«On salue la décision du conseil d'avoir donné le droit aux camelots de L'Itinéraire de vendre à Granby. On sait que ce magazine de rue est un outil d'intervention pour les camelots et de sensibilisation pour la population. Ce double objectif va être très positif pour la région», a commenté hier le coordonnateur au GASP, Nicolas Luppens.

Et le premier camelot est déjà trouvé. Il s'agit de Bertrand Derome qui vend L'Itinéraire à Sutton depuis près de trois ans, après avoir connu des périodes sombres à Montréal, où la drogue et l'itinérance composaient son quotidien.

Aujourd'hui, le quinquagénaire, qui a fait l'objet d'un reportage dans La Voix de l'Est l'été dernier, vit une vie plus paisible à Sutton, où il a réussi à se refaire une existence loin de la tourmente. L'Itinéraire a joué un rôle important dans sa nouvelle vie. Car la publication vise aussi à aider ses camelots à sortir de la rue, à régler leurs problèmes de toxicomanie ou d'alcoolisme et à développer leur autonomie. Pour chacune des copies de L'Itinéraire vendue 3$, le camelot reçoit 1,50$.

Une réalité

Bertrand Derome, qui a lui-même approché le GASP pour venir à Granby, prévoit commencer à vendre L'Itinéraire à compter du printemps. Et il a l'intention de s'installer les vendredis, samedis et dimanches face au théâtre Palace, l'un des endroits autorisés par le conseil municipal, avec les intersections de la rue Principale avec les rues Saint-Antoine, Gill, Robinson, Laval et Évangéline.

Selon Nicolas Luppens, Granby pourrait ainsi accueillir plus d'un camelot autorisé. Le GASP se chargera de procéder à leur identification et s'engage à leur faire signer une entente qui stipule qu'ils ont pris connaissance des règlements en matière de sécurité routière et qu'ils s'engagent à les respecter.

Mais ne devient pas camelot qui veut. Il faut être en situation d'itinérance ou à risque, être exclu du marché du travail et être capable de s'abstenir de consommer de la drogue ou de l'alcool durant le travail, explique Nicolas Luppens.

Ce dernier croit que la présence de L'Itinéraire contribuera à sensibiliser la population à une réalité de plus en plus présente à Granby, mais moins visible que dans les grands centres. Lentement mais sûrement, la pauvreté augmente dans la région. Et «les profils se complexifient». «Il y a plus de personnes vieillissantes, plus de femmes, plus de travailleurs en situation précaire et plus de gens des milieux ruraux. C'est un signe que le filet social se détériore», relève le coordonnateur du GASP.

Bertrand Derome souhaite contribuer à sa façon à propager L'Itinéraire. Et les quelque 70, 75 exemplaires qu'il écoule à Sutton chaque deux semaines pourraient ainsi être multipliés par deux ou par trois.

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