Conseillers absents, règlement rejeté

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«On voit bien que le règlement va être battu, s'il y a un registre», a relevé le conseiller Pierre Breton.

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) Le règlement qui devait permettre le changement de zonage demandé par Camping Granby n'a finalement pas été adopté hier soir. L'absence de trois conseillers municipaux a fait tourner le vent. Et le maire Pascal Bonin n'a pas exclu d'apposer son veto.

«J'ai un malaise profond», a laissé tomber le maire Bonin. «Le conseil municipal s'est prononcé deux fois en faveur du changement (NDLR: lors d'étapes précédentes de l'adoption du règlement), bien que sur division. Ce soir (hier), il en manque trois et ça renverse la tendance. J'aurais aimé reporter le point, mais ça a été refusé en séance préparatoire. Les trois conseillers reviennent d'ici 48 heures et ils pourraient me demander de mettre mon veto. (...) Ce sera à eux de me dire si je dois le faire ou s'ils sont à l'aise avec la décision qui a été prise», a-t-il fait valoir.

Le changement de zonage demandé par le Camping Granby vise à agrandir la zone commerciale à même la zone résidentielle. Cela a pour but de régulariser la situation, a expliqué le mois dernier le propriétaire des lieux, Philippe Lussier.

Les résidants du secteur ne voient toutefois pas les choses du même oeil. Pas moins de 82 d'entre eux ont signé une demande pour avoir le droit de participer au processus référendaire. Bref, ils souhaitent l'ouverture d'un registre, si le règlement doit être adopté.

Grogne

Aux yeux des conseillers Pierre Breton, Jean-Luc Nappert, Serges Ruel et Michel Mailhot, le conseil doit respecter la volonté des gens du secteur. «On voit bien que le règlement va être battu, s'il y a un registre», a relevé Pierre Breton. «Pour éviter la perte de temps, d'énergie et d'argent, il serait de mise de rejeter le règlement de zonage», croit-il.

Bien que certains d'entre eux auraient été en faveur du report de la décision à une prochaine séance, les conseillers Éric Duchesneau, Stéphane Giard et Robert Riel ont voté en faveur de l'adoption du règlement, tandis que Jocelyn Dupuis, Robert Vincent et Joël Desmarais étaient absents.

Les citoyens du secteur s'étaient par ailleurs déplacés en grand nombre hier pour faire entendre leurs doléances au sujet du Camping. Et elles semblent plus nombreuses que jamais. Certains dénoncent la nuisance des nombreux feux des campeurs, d'autres affirment que des travaux de déboisement auraient été faits de façon illégale. Et, nouvelle information transmise hier à l'administration municipale: des bâtiments seraient construits sans avoir obtenu les autorisations nécessaires.

Le beau-fils de Philippe Lussier, Hugo Delorme, a tenté d'apporter des réponses. Mais le maire a dit vouloir vérifier ces informations. Et Pascal Bonin souhaite prendre les dossiers un à la fois. «On entrecroise un paquet de dossiers. On n'arrivera à rien si on fait ça», a-t-il dit.

Un voisin du camping, Louis Montpellier, a convié le maire à rencontrer les citoyens. «Ça serait le temps que les résidants, la Ville et les gens du Camping s'assoient ensemble», a opiné Pascal Bonin. Pour l'heure, M. Lussier n'est pas convié aux discussions, a précisé sans détour M. Montpellier.

Et la grogne n'est pas prête de s'apaiser. Une demande d'usage conditionnel du Camping, afin d'utiliser une partie d'une bande tampon, au coeur d'une longue saga juridique au cours des dernières années, sera entendue lors de la séance du conseil municipal du 2 février prochain.

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