Hommage à Daniel Lacroix «Granby, c'est ma ville d'adoption»

Les Inouk ont rendu hommage à Daniel Lacroix... (photo Catherine Trudeau)

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Les Inouk ont rendu hommage à Daniel Lacroix avant le match d'hier.

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Maxime Massé
La Voix de l'Est

(Granby) Avant la rencontre d'hier, les Inouk ont rendu hommage à l'entraîneur-chef adjoint du Canadien de Montréal Daniel Lacroix sur la patinoire où tout a débuté pour lui. Une bannière a ainsi été hissée dans les hauteurs du Centre sportif Léonard-Grondin pour souligner son passage de trois ans avec les Bisons de Granby à la fin des années 80.

Avant la rencontre d'hier, les Inouk ont rendu hommage à l'entraîneur-chef adjoint du Canadien de Montréal Daniel Lacroix sur la patinoire où tout a débuté pour lui.

Une bannière a ainsi été hissée dans les hauteurs du Centre sportif Léonard-Grondin pour souligner son passage de trois ans avec les Bisons de Granby à la fin des années 80. L'ex-joueur de la LNH s'est aussi vu remettre une plaque honorifique lors de la mise en jeu protocolaire auquel il a pris part.

«Merci de ce bel honneur de la part des Inouk. C'est une reconnaissance appréciée. C'est ici que j'ai commencé ma carrière de hockeyeur et que j'ai passé la majorité de ma vie. Granby, c'est ma ville d'adoption», a indiqué Lacroix.

Natif de Montréal, Dan Lacroix a grandi à Hull avant de déménager à Granby en 1986 après avoir été repêché par les Bisons. «Je suis arrivé dans le coin à 17 ans dans un bus voyageur pour le camp d'entraînement et je ne suis plus jamais reparti depuis sauf pour mon travail. J'ai toujours gardé un pied-à-terre ici. J'aime la place, j'ai de nombreux amis et c'est ici que j'ai rencontré ma femme quand je jouais pour les Bisons», a-t-il ajouté.

«La grosse édition»

Cette année-là, il a eu la chance de débuter son parcours dans la Ligue de hockey junior majeur avec une équipe qui a récolté 100 points dans une saison couronnée par la conquête du trophée Jean-Rougeau.

«Ma première année, c'était vraiment la grosse édition. On avait l'équipe junior de rêve. C'était tout un club. D'avoir la chance de jouer avec des joueurs de la trempe de Pierre Turgeon, Éric Desjardins, Everett Sanipass et Stéphane Quintal, c'était spécial. On avait vraiment un excellent groupe et j'ai énormément bénéficié de ça.»

Jouant bien son rôle de redresseur de torts, il n'a jamais écopé moins de 300 minutes de punition lors de ses trois années passées avec les Bisons. Sa dernière campagne aura été sa plus prolifique. Il avait récolté 94 points, dont 45 buts, en 70 matchs tout en visitant le cachot avec autant d'assiduité que les années précédentes.

Preuve qu'il garde de bons souvenirs de son séjour junior, Lacroix s'était même impliqué à sa dernière saison dans les efforts d'un groupe de personnes qui travaillait à éviter le déménagement de la franchise des Bisons. Devenue les Prédateurs en 1995, la concession a finalement été vendue au Cap-Breton deux ans plus tard où elle évolue toujours sous le nom des Screaming Eagles. «J'ai été très choyé ici, autant de côtoyer un bon coach en Réal Paiement que d'avoir eu de si bons coéquipiers. J'ai eu de très bons parents de pension en Mme Deslandes et Mme Langlois. Je tiens aussi à remercier Gaétan Roy (ancien journaliste à La Voix de l'Est) qui nous a toujours bien traités.»

Un passage réussi derrière le banc

Lacroix a ensuite amorcé une longue carrière de sept ans dans la LNH où il a porté les couleurs des Rangers de New York, des Bruins de Boston, des Flyers de Philadelphie, des Oilers d'Edmonton et les Islanders de New York.

Puis en 2002 il est passé derrière le banc faisant ses débuts comme entraîneur adjoint dans la LHJMQ avec les Wildcats de Moncton. Cinq ans plus tard, il a gradué dans le circuit Bettman. Il a depuis fait partie de l'équipe d'entraîneurs des Islanders, du Lightning et des Rangers avant de réaliser un rêve cet été en se joignant au Canadien.

Âgé de 45 ans, il assure être tout aussi comblé avec un veston-cravate à diriger aux côtés de Michel Therrien qu'il l'était lorsqu'il foulait les glaces de la Ligue nationale. «Ma passion pour le hockey a juste grandi à force de jouer et d'évoluer dans la LNH. Et je savais que je voulais devenir entraîneur à un moment donné. J'ai encore la piqûre et je dirais même encore plus qu'avant que je passe coach.» Et avec le Tricolore (23-13-3) occupant le quatrième rang de la Conférence de l'Est à mi-chemin de la saison, on peut dire qu'il connaît un bon départ avec l'équipe de sa jeunesse.

«C'est un privilège de faire partie de la grande famille du Canadien. C'est aussi un beau défi de travailler avec notre bon groupe de jeunes. On est peut-être un plus haut au classement qu'attendu, mais quand une équipe peut compter sur Carey Price, ça aide à aller chercher des points dans des matchs que tu n'aurais pas remportés autrement.»

«On a fait une part du chemin, mais il nous reste encore un bon bout à faire. En deuxième moitié de saison, les points sont encore plus difficiles à obtenir. Notre objectif sera de travailler tout aussi fort pour se maintenir en position de faire les séries», conclut Lacroix.

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