• La Voix de l'Est > 
  • Actualités 
  • > Gaétan Barrette met fin aux rumeurs: Les CSSS Haute-Yamaska et La Pommeraie iront tous deux en... 

Gaétan Barrette met fin aux rumeurs: Les CSSS Haute-Yamaska et La Pommeraie iront tous deux en Estrie

«La Haute-Yamaska et La Pommeraie vont en Estrie»,... (Photo archives Le Droit)

Agrandir

«La Haute-Yamaska et La Pommeraie vont en Estrie», déclare le ministre de la Santé, le Dr Gaétan Barrette.

Photo archives Le Droit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) «Il n'a jamais été question de séparer la MRC Haute-Yamaska en deux. La Haute-Yamaska et La Pommeraie vont en Estrie», a tranché hier le ministre de la Santé Gaétan Barrette, en entrevue avec La Voix de l'Est quelques heures avant de débattre du sujet en commission parlementaire. Il mettait ainsi fin aux rumeurs qui circulent depuis quelques semaines dans la région quant à la réforme du système de santé.

C'est en effet hier après-midi que la situation de la région a été réglée. Le député François Bonnardel a contacté le journal après avoir appris que le tout avait été finalisé. Il s'est dit heureux du dénouement. «La seule chose qui reste à définir, c'est que le territoire (du CSSS) Haute-Yamaska ne soit pas divisé», indique-t-il, parlant de la gestion des CLSC et CHLSD. 

Le ministre Barrette assure pour sa part qu'il a toujours été défini, depuis décembre, que les deux centres de santé et de services sociaux seraient annexés au Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Estrie, à l'exception des services de réadaptation, qui vont rester dans la Montérégie. Le doute, croit-il, est né de la division de la Montérégie en trois CISSS comme le demandait la Haute-Yamaska au départ.

Pourquoi l'Estrie?

«Quand on parle aux gens de ces régions-là, il y en a qui se considèrent dans les Cantons-de-l'Est et il y en a qui se considèrent en Montérégie, explique le Dr Barrette. Quand on regarde les chiffres, à peu près la moitié des affiliations en santé vont vers Sherbrooke, et l'autre moitié ne va pas en Montérégie, mais à Montréal.»

Il informe d'ailleurs que le financement n'est pas octroyé en fonction du bassin de population, mais plutôt selon les services offerts, répondant ainsi aux allégations de Sylvain Dupont, dg de la Corporation de développement communautaire de la Haute-Yamaska. Ce dernier accusait jeudi le député de Brome-Missisquoi, Pierre Paradis, de faire pression auprès des CSSS, élus et ministres pour que les villes couvertes par sa circonscription soient incluses dans le territoire sociosanitaire de l'Estrie en faisant miroiter le risque de perdre certains services, conséquence d'une population moins nombreuse.

«Ceux qui penseraient avoir plus d'argent parce qu'ils ont plus de monde, ils se trompent, se défend-il. Si je prends deux régions identiques en nombre et que dans la première région tout le monde a 20 ans et que dans l'autre tout le monde a 80 ans, c'est évident qu'en dollars, il va se dépenser plus d'argent dans l'un que dans l'autre parce qu'à 20 ans, on est moins malade qu'à 80 ans. La demande en services est plus grande.»

D'un autre côté, ajoute-t-il, le nombre de patients a un impact pour faire fonctionner certains services très spécialisés. «Prenons par exemple la chirurgie cardiaque. Vous ne pouvez pas implanter un service de chirurgie cardiaque dans un CISSS où il y a 2000 personnes; statistiquement parlant, il n'y aurait même pas une personne dans l'année qui va avoir besoin d'une chirurgie cardiaque. Alors, il faut un volume, une masse critique de population pour que s'implantent et se développent certaines activités spécialisées et universitaires, notamment.»

Abonnez-vous à La Voix de l'Est ou à LaVoixdelEstSurMonOrdi.ca

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer