Un conseil économe

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Il a été impossible hier de joindre Stéphane Giard, Jocelyn Dupuis, Joël Desmarais et Robert Vincent. Les conseillers municipaux de Granby ont très peu, voire pas du tout, utilisé le budget de recherche et de soutien de 6000 $ dont chacun d'eux dispose et qui est prévu par la Loi sur les cités et villes, a constaté La Voix de l'Est.

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) Les 10 conseillers municipaux de Granby disposent chacun d'un budget de recherche et de soutien annuel de 6000$, tel que le prévoit la Loi sur les cités et villes. Mais ils l'utilisent très peu, voire pas du tout, a constaté La Voix de l'Est.

En 2014, seul le conseiller Jean-Luc Nappert a demandé un remboursement pour des dépenses totalisant 401,16$, a précisé le directeur du service des finances, Jean-Pierre Renaud. Les neuf autres conseillers n'ont pas jugé pertinent ou éprouvé le besoin d'avoir recours à ce budget qui leur permettrait de se faire rembourser divers coûts liés à leur fonction d'élu. Des frais d'abonnement à des bases de données spécialisées, de papeterie, d'achat et d'utilisation d'un appareil de téléphonie mobile, de location d'un bureau à l'extérieur de leur résidence, de location d'une salle, de même que des coûts d'inscription et d'adhésion à des activités-bénéfice, dîners-conférences,colloques et autres congrès figurent notamment parmi les dépenses autorisées aux conseillers.

Jean-Luc Nappert, lui, a fait appel à ce budget de recherche et de soutien pour le conseil de quartier deux - le seul conseil de quartier de la ville -, actif dans son district. «Ça a été utilisé surtout pour une activité, le café-rencontre, qui est organisée chaque année, un dimanche d'avril. Il y a des coûts de location de salle, de photocopies pour annoncer l'événement, de café et de jus», a-t-il fait valoir hier.

pas un besoin

Ce budget de recherche et de soutien n'est pas nouveau. Il existe pour toutes les municipalités de 50 000 habitants ou plus depuis 2001. Mais les règles ont été revues et resserrées en 2013. Sauf à Montréal, où le calcul est différent, les Villes doivent prévoir un crédit «égal ou supérieur à 1/15 de1% du total des autres crédits prévus au budget» pour le versement des sommes destinées au remboursement des dépenses de recherche et de soutien des conseillers, selon le Guide administratif à l'intention des municipalités produit par le ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire.

La majorité des conseillers joints par La Voix de l'Est hier disent cependant ne pas avoir besoin de ce budget. Certaines dépenses, comme l'utilisation d'un appareil cellulaire, les frais de branchement à Internet ou les frais de représentation à certains événements, sont déjà incluses dans le budget global de la Ville, font-ils valoir. 

Éric Duchesneau relève qu'il aurait pu utiliser le budget de recherche et de soutien pour l'achat d'un logiciel, utile pour son travail au sein du comité de circulation. Mais la Ville en a finalement fait l'acquisition. Il n'a donc pas eu à se faire rembourser cette dépense. Robert Riel dit pour sa part avoir déjà proposé à ses collègues de ne pas utiliser ce budget afin d'engendrer des économies à la Ville. «Ça n'avait pas passé. Mais on n'est pas si pires», a-t-il commenté hier. Aussi, il affirme à l'occasion participer à des activités dont il défraie lui-même les coûts. Et jamais il ne lui viendrait à l'idée de se faire rembourser, dit-il.

Serges Ruel, Pierre Breton et Michel Mailhot disent tous également ne pas avoir éprouvé le besoin de piger dans ce budget. «Je n'ai pas eu besoin de ça pour bien remplir mes fonctions. Est-ce que ça s'y prêtera à l'avenir? Peut-être. Mais je n'en ai pas eu besoin depuis 2005», affirme Pierre Breton. «Les élus ne sont pas de grands dépensiers. Ils ont un grand respect des deniers publics. Et ça transparaît. C'est presque 60 000$ qui a été économisé par le conseil», calcule le maire Pascal Bonin. Il a été impossible hier de joindre Stéphane Giard, Jocelyn Dupuis, Joël Desmarais et Robert Vincent.

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