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«Il est temps que la monarchie cesse à Bromont»: Le conseiller municipal Louis Villeneuve persiste et signe

Le conseiller municipal Louis Villeneuve compte déposer une... (photo Alain Dion, archives La Voix de l'Est)

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Le conseiller municipal Louis Villeneuve compte déposer une plainte au MAMROT au sujet de l'éthique de travail de la mairesse de Bromont dans le dossier des Jeux équestres mondiaux.

photo Alain Dion, archives La Voix de l'Est

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Bromont) Les commentaires de la mairesse de Bromont à propos de son éthique de travail dans le dossier des Jeux équestres mondiaux, émis dans le cadre de la séance du conseil municipal, lundi, ont fait bondir le représentant du district 2, Louis Villeneuve. Selon lui, Pauline Quinlan tente de «jeter de la poudre aux yeux» du public.

«Que Pauline Quinlan s'excuse pour avoir manqué à son devoir de mairesse, c'est une chose. Mais qu'elle me traite de menteur à mots couverts, je ne le prends pas!», rageait Louis Villeneuve au bout du fil, hier. 

Rappelons que le conseiller municipal avait levé le voile, lors de la séance ordinaire du 15 décembre, sur l'existence d'une lettre d'engagement de la Ville rédigée par la mairesse de Bromont, le 4 juin 2014, sans l'aval des membres du conseil. Là où le bât blesse, c'est que cette dernière modifiait une première missive datée du 3 décembre 2012 faisant l'objet d'une résolution adoptée le jour même. Toutes deux étaient destinées à la Princesse Haya, présidente de la Fédération équestre internationale. La première lettre indiquait la contribution financière des deux paliers gouvernementaux aux Jeux équestres mondiaux de 2018 pour une valeur estimée à 28 M$, alors que Bromont s'engageait à hauteur de 2 M$. Dans la foulée du second appel de candidatures, le fédéral s'est désisté tandis que Québec a offert une enveloppe réduite à 9 M$ par l'entremise du ministère de l'Éducation, créant un trou de 19 M$ en comparaison avec le budget initial.

M. Villeneuve affirme avoir mentionné «à de nombreuses reprises» à la mairesse de Bromont, au cours de la dernière année, que la première lettre devait faire l'objet d'une nouvelle résolution, car les «termes initiaux» avaient changé. Après avoir fouillé son agenda, le conseiller a précisé que le sujet était notamment revenu sur la table durant une rencontre avec Mme Quinlan, le 3 novembre 2014, alors qu'il devait être nommé maire suppléant le lendemain. «J'ai dit à Mme Quinlan qu'il ne fallait pas attendre plus longtemps pour modifier la [première] lettre. À ce moment, je ne savais même pas qu'elle avait envoyé une autre lettre. Elle aurait dû m'en parler. Du moins, c'est clair que ça lui a fait allumer une lumière au sujet de la deuxième [lettre]. Mais elle a décidé de garder le silence», a-t-il déploré. Une discussion similaire aurait eu lieu quelques jours plus tard avec le directeur des finances de Bromont, Richard Joyal, a mentionné M. Villeneuve.

Omission

Après avoir répondu à de nombreux citoyens critiquant son éthique de travail durant la séance du conseil municipal, lundi, Pauline Quinlan a fait son mea-culpa en entrevue téléphonique avec le journal. «En juin, il a fallu faire vite. Nous n'avions qu'une seule journée pour réagir. J'ai alors rédigé une lettre qui reflétait tout à fait ce que le conseil souhaitait dans sa résolution. J'ai omis de la déposer. Je n'y ai pas pensé. Je dois faire amende honorable et j'avoue mes torts. J'aurais dû passer par le conseil, mais je ne l'ai pas fait. On ne peut pas revenir en arrière», a-t-elle indiqué. Il n'en fallait pas plus pour faire bouillir de colère celui qui a levé le drapeau. «On se croirait à la Commission Charbonneau avec les trous de mémoire de Pauline Quinlan. C'est clair qu'elle veut jeter de la poudre aux yeux de la population. Il est temps que la monarchie cesse à Bromont. Il faut changer la serrure de la porte, ça presse!», a-t-il imagé.

De son côté, la principale intéressée a tenu à réitérer ses propos. «Je ne me souviens pas d'avoir discuté de la première et de la seconde lettre avec M. Villeneuve. Ce que je peux dire, c'est que dans les semaines qui ont suivi le 4 juin, mon agenda était complètement noirci. Rappelons que nous avons changé de directeur général et tout le processus de sélection des candidats a pris énormément de temps. Si j'ai omis de revenir avec la [seconde] lettre au conseil, c'est en raison d'un concours de circonstances», a martelé la mairesse.

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