Le FICG fusionne avec Granby en fête

Le directeur général du FICG, Pierre Fortier, Valérie... (photo Alain Dion)

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Le directeur général du FICG, Pierre Fortier, Valérie Brodeur et Mathieu St-François, de Vie culturelle et communautaire de Granby.

photo Alain Dion

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Granby) Pour sa 47e mouture, le Festival international de la chanson de Granby (FICG) a annoncé, hier, qu'il veut frapper un grand coup en s'associant à Granby en fête. Contrairement aux années passées, la série de spectacles se tiendra du 19 au 29 août plutôt qu'en septembre. De plus, les prestations extérieures seront gratuites et se dérouleront sur le site du parc Daniel-Johnson plutôt qu'au centre-ville.

Le directeur général du Festival de la chanson, Pierre Fortier, avait le sourire facile en dévoilant la nouvelle stratégie. «Je suis hyper excité. On est allumés ben raide!», a-t-il lancé.

Selon le grand manitou, le nouveau calendrier fera courir les foules d'ici et d'ailleurs, réglant du même coup la problématique du retour en classe pour les jeunes et les parents qui prennent part à l'événement. «Tous les adolescents du Petit Festival manquaient presque une semaine d'école en septembre. Le fait que ça se déroule à la fin août devrait aussi amener beaucoup de touristes.» D'ailleurs, contrairement à l'année passée, les prestations du volet destiné aux jeunes auront lieu à l'église St-George plutôt qu'à la place Johnson.

Le remaniement ne touche cependant pas la section concours, qui demeurera au Palace. Seules les dates changent pour le 19 au 22 août.

Le «hors-concours» suivra lors de la deuxième semaine. Quant à la finale, elle se déroulera le 28 août, tandis que le spectacle de fermeture aura lieu le lendemain, pour finir en beauté avec le traditionnel feu d'artifice de Granby en fête.

«On veut qu'il y ait du monde! , a martelé Pierre Fortier. On a réalisé qu'avant, on avait un gros show le samedi soir. Les gens qui venaient à la finale n'avaient pas nécessairement l'occasion de venir au spectacle de fermeture. Dorénavant, ils pourront.»

Visibilité

Un des autres aspects qui a pesé dans la balance quand est venu le temps d'entamer une refonte du FICG est le rayonnement de l'événement annuel. «Le samedi, notre finale était toujours avant le gala des Gémeaux, alors qu'en août, on est seul sur le terrain médiatique, a fait remarquer M. Fortier. Ça occasionnait aussi beaucoup de problèmes de booking d'artistes.»

L'incontournable Dame nature a aussi joué un rôle prépondérant dans la décision. «La température, pour un événement comme le nôtre, ce n'est pas un élément négligeable. Depuis quelques années, malgré une programmation exceptionnelle, on se retrouvait avec un groupe comme Les trois accords qui jouait à quatre degrés Celsius. Sans compter la pluie. Cette année, on se serait cru dans le Jour de la marmotte», dit le dg du festival en riant.

Financement

Comme les spectacles extérieurs se dérouleront en même temps que Granby en fête et que le vaste site se prête mal à l'imposition d'un frais d'entrée, le retour à la gratuité a été préconisé.

La recherche de financement demeure toutefois un sujet épineux. «Le budget, c'est imprévisible. On a une idée, mais on n'est garant de rien. La SODEC, le ministère du Tourisme, Hydro-Québec. C'est l'incertitude totale. Mais j'ai confiance, on arrive toujours à boucler la boucle», a assuré M. Fortier.

D'ailleurs, le 50e anniversaire est plus que jamais dans la mire de l'organisateur. «Il ne faut pas se le cacher, on se dirige vers notre 50e. Dans mon calendrier, ça commence à être pas mal proche. On veut vraiment marquer le coup. Et avec le parc Daniel-Johnson, on a le potentiel d'accueillir 100 000 personnes», a-t-il indiqué, se gardant bien d'avoir une vision de mégalomane.

L'objectif d'achalandage pour la mouture à venir est par ailleurs de 40 000 visiteurs. De leur côté, les organisateurs de Granby en fête comptent bien utiliser à bon escient le budget préalablement octroyé à l'artiste qui se produisait sur la scène, car le FICG s'en chargera. Le volet familial devrait donc être bonifié.

«Que les gens se préparent, ils en auront plein la vue et les oreilles!», a lancé Pierre Fortier.

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