«Je n'ai pas peur», Michel Gagné est à Paris pour quelques jours

Michel Gagné est à Paris ces jours-ci, où... (photo fournie)

Agrandir

Michel Gagné est à Paris ces jours-ci, où il affirme se sentir en sécurité malgré tout.

photo fournie

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

(Granby) Michel Gagné se souviendra longtemps de son premier voyage outre-mer. Arrivé à Paris le 31 décembre, le Granbyen a passé quelques jours dans le 19e arrondissement, tout près de la porte de Pantin, par laquelle les terroristes ont pris la fuite.

Hier, cet enseignant au collégial séjournait chez des amis près de Versailles, en banlieue de la Ville Lumière. Il venait de visiter la cathédrale de Chartres et s'était arrêté pour prendre une bouchée dans un café quand il a appris la terrible nouvelle en mi-journée. Pas par la bouche de gens du coin, plutôt en furetant sur Facebook...

«Quand je leur ai dit ce qui venait de se passer, les gens ne semblaient pas surpris. Ils s'y attendaient», relate Michel Gagné. Ce dernier avait d'ailleurs été impressionné par l'omniprésence des forces de l'ordre à son arrivée à l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, mais aussi lors des célébrations de fin d'année à Paris.

Dans les heures suivant l'attentat au journal Charlie Hebdo, M. Gagné a fait quelques sauts de puce dans des commerces. À son grand étonnement, partout, les gens vaquaient à leurs occupations comme si rien n'était arrivé.

Quand La Voix de l'Est l'a joint, en début de soirée, il était retourné à Versailles, mais demeurait branché sur les nouvelles. «Ce qui revient tout le temps dans les infos en ce moment, c'est le refus de parler d'amalgames, de faire référence à un geste religieux. On parle d'un geste politique.» Il regrettait de ne pas être assez près pour prendre part à la manifestation spontanée qui se tenait sur la place de la République.

Pour le reste de son voyage en terre française, ce dernier refuse de se laisser gagner par la crainte, et ce, même si la «vigie pirate» est passée de rouge à écarlate, le niveau d'alerte le plus élevé au pays. «On dirait que lorsqu'on est dedans, on se sent moins menacés... Je me balade en métro et en autobus, mais je n'ai pas peur. Dans les grandes stations, c'est très sécurisé. Je vais passer par la gare Montparnasse demain et je m'attends à y voir beaucoup de soldats et de policiers.»

En fait, Michel Gagné avouait avoir hâte de retourner à Paris pour mieux prendre le pouls de la capitale au lendemain de cette attaque historique.

Abonnez-vous à La Voix de l'Est ou à LaVoixdelEstSurMonOrdi.ca

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer