Régime sec pour le Bar National

Les policiers ont débarqué dimanche au Bar National... (photo Alain Dion)

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Les policiers ont débarqué dimanche au Bar National pour mettre sous scellés sur tout ce qui touche la vente de produits alcooliques et les appareils de loterie vidéo. Cette opération découle d'un jugement de la Régie des alcools.

photo Alain Dion

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Granby) Les clients du Bar National à Granby devront se contenter de cocktails sans alcool au cours des prochaines semaines. En effet, l'établissement licencié de la rue Principale vient de voir ses activités de vente de produits alcooliques suspendues pour une période de 30 jours. Idem pour les appareils de loterie vidéo.

Les représentants des forces de l'ordre ont débarqué dans le bar, dimanche, pour exécuter un jugement rendu le 22 juillet dernier par la Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ) du Québec. «On a appliqué des scellés sur tout ce qui touche la vente d'alcool. Même chose pour les machines de loterie vidéo», a indiqué la porte-parole du service de police de Granby, Caroline Garand. Notons que les policiers avaient deux ans à partir de la date du jugement de la Régie pour l'appliquer.

Enquête de longue haleine

La panoplie de faits qui ont entraîné cette décision du RACJ découle principalement d'une enquête policière menée depuis 2009. Clients en état d'ébriété, vente de stupéfiants, appel à la bombe et voies de fait ne sont que quelques exemples cités dans le jugement. La liste est longue. En fait, de 2007 à 2013, les agents de la paix ont dû intervenir à plus d'une centaine de reprises pour des actes répréhensibles dans l'établissement.

Le 4 juin 2013, le Service de police de Granby a donc demandé à la RACJ de convoquer à une audition la titulaire du permis d'alcool, en l'occurrence les entreprises AMFO inc., dont Rénald Pellerin et Denise Laroche sont les principaux actionnaires. Tout ceci «en raison d'atteintes à la tranquillité publique et à la sécurité publique ainsi que des contraventions à la Loi sur les permis d'alcool et la Loi sur les infractions en matière de boissons alcooliques», peut-on lire dans le volumineux document.

Ainsi, le 17 juillet 2014, les procureurs au dossier ont déposé une proposition conjointe suggérant «la suspension du permis et de la licence de la titulaire pour une période de 30 jours et dans laquelle la titulaire admet la véracité de l'ensemble des faits allégués dans l'avis de convocation».

Les propriétaires du Bar National devront donc patienter jusqu'au début février avant que leurs activités reprennent leur cours normal.

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