Les rois de la scrap diffusé depuis hier : un orchestre symphonique de ferraille

Michel et Marilyne Doucet sont en vedette dans... (photo Alain Dion)

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Michel et Marilyne Doucet sont en vedette dans le docu-réalité Les rois de la scrap, présenté sur Historia.

photo Alain Dion

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<p>Cynthia Laflamme</p>
Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) «Je ne l'entends pas, le bruit. Pour moi, c'est comme un orchestre symphonique.» La réponse de Michel Doucet à l'équipe de tournage sur le bruit de la machinerie et de la ferraille a fait s'esclaffer la cinquantaine de personnes venues écouter le premier épisode de la série Les Rois de la scrap, diffusée depuis hier sur Historia.

La famille Doucet avait invité amis et clients à venir écouter l'émission dans laquelle elle est en vedette et qui porte sur le monde de la récupération de métaux. Le premier épisode présentait les deux familles au coeur des neuf émissions, qui seront diffusées les lundis à 20 h, puis rediffusées à neuf reprises dans la semaine. Outre les Doucet, on y retrouve la famille Dumulong, de Joliette, qui parle davantage de récupération et de collection de vieilles voitures.

Le docu-réalité Les rois de la scrap prend les ondes un an après la fin du tournage. La famille Doucet, qui a adopté Granby il y a deux décennies, exploite l'entreprise Acier et métaux Doucet depuis aussi longtemps.

L'émission abordera neuf thématiques et présentera le métier de ferrailleur sous tous ses angles, afin de le démystifier.

La famille Doucet a longtemps hésité à embarquer dans l'aventure en raison du manque de temps et du stress relié au processus de relève de père en fille. À cela s'ajoutait la crainte de l'image du métier véhiculée auprès de la population. «C'était ma crainte qu'ils nous fassent passer comme des pollueurs ou des gens tout croches, raconte Marilyne Doucet, directrice générale de l'entreprise familiale. C'est très bien fait.» C'est finalement un petit montage vidéo qui a convaincu Mme Doucet et son père Michel, propriétaire et fondateur de l'entreprise, de se lancer.

«Ils ont voulu informer la population, expose ce dernier. La population en général se pose des questions à savoir d'où ça vient, où ça va, s'ils respectent les lois environnementales... On va voir d'où ça vient [dans les émissions]» et toutes ces questions trouveront réponse.

L'entreprise est très organisée. La cour est bétonnée et un système de récupération des huiles empêche qu'il y ait des rejets toxiques dans la nature. «Tout est fait environnementalement parlant à la perfection», ajoute le propriétaire.

Le narrateur réussit à amener le sujet avec une bonne touche d'humour et le montage montre bien le côté humain des protagonistes. «Du caractère, il en faut», dit la voix hors-champ au sujet de la femme d'affaires, qui a facilement réussi à se faire accepter dans un milieu d'hommes. Elle arrive d'ailleurs au boulot... à moto.

«Je suis contente et je suis fière qu'on ait dit oui», assure aujourd'hui Mme Doucet en entrevue.

Il a fallu environ deux jours de tournage par épisode. Dans chacun d'eux, 11 minutes environ sont consacrées à chacune des familles.

«Ça a pris beaucoup de temps, mais moi, j'ai bien aimé ça, confie Mme Doucet. Ils nous suivent, c'est un docu-réalité. Ça demande de la préparation, il fallait trouver des moments intéressants à leur présenter.» Lorsqu'une occasion se présentait à eux, les Doucet la proposaient à l'équipe de production. Ils ont notamment été accompagnés au vieux réservoir d'eau de Waterloo quand il a été détruit, de même que dans une carrière pour récupérer des équipements désuets, retient le propriétaire de l'entreprise.

Le deuxième épisode sera consacré aux changements qu'a subis le métier au fil des ans. Les techniques ont radicalement changé avec le temps. Aujourd'hui, les équipements sont plus sophistiqués, que ce soit pour identifier le métal et sa qualité ou pour transporter des métaux. «Il y a 20 ans, le stainless, on le testait avec une batterie, une électrode et une goutte d'acide», raconte Michel Doucet. La réaction de l'acide au contact du métal et de l'électrode donnait une bonne indication de la qualité du matériau.

Les pelles à câbles ont fait place, quant à elles, à des engins à la fine pointe. En 2015, même la cabine est télescopique afin que l'opérateur puisse voir plus facilement le contenu du conteneur à décharger.

La récupération de ferraille a ses mystères que dévoile ce docu-réalité de «qualité», comme le qualifient Michel et Marilyne Doucet.

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