Le gardien de la Colline

«C'est très intense ici», affirme le Valois Olivier... (photo Marie Christine Trottier, Parlement étudiant du Québec)

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«C'est très intense ici», affirme le Valois Olivier Dénommée.

photo Marie Christine Trottier, Parlement étudiant du Québec

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Antoine Lacroix
La Voix de l'Est

(Granby) Alors que la plupart des gens se préparent à retourner au travail après le congé des Fêtes, le Valois Olivier Dénommée travaille d'arrache-pied depuis le 2 janvier comme rédacteur en chef du Gardien de la Colline, au Parlement étudiant du Québec.

«C'est très intense ici. Disons que depuis que je suis arrivé, j'ai très peu dormi», rigole-t-il au bout du fil.

Le Parlement étudiant du Québec est une simulation de la vie politique sur la Colline parlementaire. Des jeunes de 18 à 25 ans des quatre coins de la province se réunissent afin de participer au caucus de partis fictifs, soit les «Rouges» ou les «Bleus».

Des journalistes participent également à la simulation. Sur place, ils écrivent des articles sur ce qui se produit à l'Assemblée nationale, questionnant députés et ministres sur leurs projets de loi, par exemple. Un journal de 12 pages paraît chaque jour.

À titre de rédacteur en chef, Olivier Dénommée a pour fonction de gérer une équipe de journalistes. Il les aide à s'orienter dans leur rédaction, à trouver l'angle d'attaque, entre autres. «J'assiste mes quatre journalistes pour qu'ils écrivent leurs textes de manière journalistique. Ce n'est pas tout le monde qui maîtrise cette technique», explique-t-il.

Il doit «être à l'affut» pour que tous les évènements de la simulation du Parlement étudiant du Québec soient couverts.

À partir de minuit, l'heure de tombée, la majeure partie du travail du finissant au baccalauréat en journalisme à l'UQAM commence. Il doit corriger le journal et faire le montage, une tâche fastidieuse. «Je me suis couché vers 6 h 30, ce matin (hier matin), après avoir finalisé le journal. Habituellement, l'heure de tombée est à minuit, mais puisque plusieurs évènements ont fini vers 23 h 30, j'ai reçu les derniers textes à 2 h 30. C'était une longue course effrénée pour publier.»

Des leçons

Olivier Dénommée a retenu quelques bonnes leçons jusqu'à présent. «Il faut faire attention à ce qu'on écrit, il faut bien choisir ses mots. L'écoute est très importante également, il faut vraiment tout noter pour que rien ne nous échappe», explique-t-il.

Question d'ajouter des défis supplémentaires, les organisateurs du Parlement étudiant ont concocté quelques imprévus. «Ils ont préparé des crises fictives, pour que nous réagissions à ça. Il y a plein de choses qu'on ne contrôle pas, ce qui enrichit vraiment le tout. C'est comme dans la vraie vie, dans le fond», philosophe le Valois de 24 ans.

Le Parlement étudiant du Québec existe depuis 1987. Il se réunit du 2 au 6 janvier.

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