Collision à Granby: un piéton repose dans un état critique

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Karine Blanchard
La Voix de l'Est

(Granby) Un piéton luttait toujours pour sa vie, hier soir, après avoir été happé par une voiture au petit matin à Granby. La vitesse excessive, le non-respect d'un arrêt obligatoire et la visibilité réduite par un pare-brise mal dégivré figurent parmi les hypothèses étudiées par les policiers afin d'expliquer la collision.

«Je montais l'escalier pour me rendre à la salle à manger et j'ai entendu un boom qui donne des frissons, raconte Linda Scott, copropriétaire d'une résidence pour personnes âgées située à quelques pas des lieux de l'accident. J'ai ensuite entendu cogner et sonner à la porte.» C'est en ouvrant qu'elle a vu la triste scène. Un piéton âgé de 62 ans gisait sur la chaussée. Le Granbyen a été happé par une voiture jaune alors qu'il traversait la rue York, à l'intersection de la rue Saint-Antoine, vers 6 h 40.

Un automobiliste, qui est passé dans le secteur peu de temps après la collision, a alerté le 911 avant que Mme Scott n'ait le temps de le faire. Policiers et paramédicaux n'ont pas tardé à intervenir, selon elle. Le piéton a été transporté d'urgence à l'hôpital de Granby. Il a aussitôt été transféré au Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke en raison de la gravité de ses blessures. Au moment de mettre sous presse, il luttait toujours pour sa vie.

Le conducteur de la voiture, un Granbyen âgé de 26 ans, et ses quatre passagers - un homme de 36 ans, un garçon de neuf ans et deux fillettes âgées de six et huit ans - n'ont pas été blessés lors de la collision.

Un important périmètre de sécurité a été établi par les policiers. Un agent spécialisé en reconstitution de scène d'accident a été dépêché sur place. Des reconstitutionnistes de la Sûreté du Québec ont également collaboré à l'enquête. Les policiers ont rencontré quelques témoins. Plusieurs hypothèses - énumérées au début de cet article - sont actuellement étudiées par les policiers pour expliquer la collision, indique Marc Farand, porte-parole du Service de police de Granby.

Le conducteur a été rencontré par les policiers. Le Service de police a fait savoir qu'il est trop tôt pour déterminer si des accusations, notamment de négligence criminelle, pourraient être déposées contre l'automobiliste. «C'est une possibilité, mais il faut terminer l'enquête avant. Le dossier sera présenté au procureur qui décidera s'il y a matière à porter des accusations ou non», précise l'agent Farand. L'intersection où s'est produite la collision a été fermée jusqu'à midi trente, hier.

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