Parlement jeunesse du Québec: débattre sans ligne de parti

Dounia Baghdad, étudiante à Montréal ayant grandi à... (photo Gabrielle Denoncourt)

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Dounia Baghdad, étudiante à Montréal ayant grandi à Granby, participe pour une troisième année consécutive au Parlement jeunesse du Québec.

photo Gabrielle Denoncourt

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<p>Cynthia Laflamme</p>
Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) Dounia Baghdad y a pris goût. Pour une troisième année consécutive, elle passe une partie de son temps des Fêtes à Québec, à l'Assemblée nationale. Députée sans ligne partisane le temps d'une simulation parlementaire, elle débat sur l'alcool et la santé publique, en plus de s'occuper des relations avec les médias pour le Parlement jeunesse du Québec.

Depuis le 26 décembre, une centaine de jeunes de 18 à 25 ans sont réunis au Salon bleu pour débattre et vivre le système parlementaire dans le cadre de la 65e législature du Parlement jeunesse du Québec (PJQ).

La première fois qu'elle y a participé, la jeune femme ayant grandi à Granby s'y rendait pour combattre sa peur de parler en public. L'an dernier, sa motivation était d'apprendre à argumenter et exprimer son opinion dans le cadre d'un débat. Cette année, celle qui étudie maintenant en psychologie à Montréal apprend cette fois à communiquer avec les journalistes, à écrire des communiqués de presse et à alimenter les réseaux sociaux.

«Ça se passe super bien, on a beaucoup d'appels de journaux de régions. C'est vraiment un poste sur lequel on a travaillé, on a élaboré un plan de communication, commente-t-elle en soulignant les échanges sur les réseaux sociaux, ce qui ne se faisait pas avant. Les gens se sentent interpellés sur les réseaux sociaux et viennent enrichir le débat. C'est vraiment nouveau, c'est sûr qu'on a des communiqués de presse et revue de presse. C'est un travail très intéressant. On est sur l'adrénaline pour répondre rapidement.»

Du matin au soir

La responsable des communications ne chôme pas, ses journées se terminant souvent tard le soir, voire même durant la nuit.

«À chaque année, à mesure qu'on revient, on a toujours un poste différent dans le but de participer au bon fonctionnement de la simulation. Il faut apporter quelque chose de plus à la simulation. Je peux toujours m'exprimer à titre de députée, comme n'importe quel autre député. Je travaille aussi sur la commission parlementaire sur la santé publique et l'alcool. Disons qu'on se couche pas mal tard pour écrire les projets de loi en commission parlementaire.»

Selon les débats et le résultat du vote, des amendements seront adoptés et rédigés. Les règles parlementaires, simplifiées pour les besoins de la cause, sont respectées, de même que le processus pour l'adoption d'une loi.

Sans partisanerie

Ce qui aide à l'efficacité de l'adoption des projets de loi, c'est l'absence de ligne de parti. «Le processus est très rapide. Dans la vraie vie parlementaire, on a plusieurs jours de commission, mais là on a seulement qu'une nuit. On doit être très productif. On n'a pas de ligne de partie. Même moi qui suis du côté du gouvernement, je ne suis pas obligée de voter pour le projet du ministre.» Selon Dounia, la partisanerie n'aide pas à développer le débat. Il y a certes un parti ministériel et un parti d'opposition, mais ceux-ci n'ont pas de ligne à respecter coûte que coûte.

Chaque année sont présentés des projets de loi différents, élaborés par des participants cumulant quelques années d'expérience. Les projets doivent être novateurs et soulever un enjeu de société réel.

Jusqu'au 30 décembre, l'information et le journalisme, l'alcool et la santé publique, la responsabilité collective de l'enfant et la revalorisation de l'art et la culture sont abordés.

Le Parlement jeunesse du Québec est né en 1949 dans le sous-sol d'une église protestante de Montréal afin de solidifier le lien entre les participants et l'Église. Le Quebec Older Boys est devenu le Quebec Youth Parliament en 1969, quand les femmes ont été admises pour la première fois. Avec le premier ministre francophone élu en 1986, l'organisme se transforme pour devenir, rapidement, le Parlement jeunesse du Québec, entièrement francophone.

En 2014, le comité exécutif est même composé à 100% de femmes et l'équipe de ministres est à parité homme/femme.

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