Une période faste pour les restaurateurs d'ici

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L'austérité qui règne actuellement ne se fait pas ressentir dans le secteur de la restauration durant cette période de festivités.

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) Grande gastronomie ou poulet familial, la demande en restauration ne fait pas relâche. L'austérité qui règne actuellement ne se fait pas ressentir dans ce secteur durant cette période de festivités.

«La clientèle est toujours-là, mais la moyenne de la facture diminue, constate Daniel Fontaine, copropriétaire du Restaurant Le Plus, en parlant de l'alcool et des extras. Les gens consomment un peu moins, faut faire des spéciaux, faut travailler plus, faut innover, surtout. Ce n'est plus ce que c'était.» Le restaurant du boulevard Mountain, à Granby, est ouvert depuis un quart de siècle et connaît même une légère augmentation de l'achalandage durant ce temps des Fêtes.

Au Macpherson Bistro Steakhouse, le nombre croissant de groupes permet au restaurant d'avoir une certaine stabilité dans ses ventes. Parmi ces groupes, des entreprises qui réservent pour souligner Noël et le jour de l'An. «J'ai eu un petit peu plus de groupes que l'année dernière, confie Valérie Lebeau, propriétaire du restaurant de Bromont, mais je ne vous cache pas que les soirées sans les groupes sont un peu plus calmes.» Elle remarque elle aussi que le tiers de ses clients fait plus attention à leur consommation d'alcool, notamment parce qu'ils conduisent après le repas. La fibre familiale crée une certaine fidélité. C'est le cas de la Rotisserie Duhamel, qui compte maintenant trois succursales. «Il y a beaucoup de gens qui associent le Duhamel aux Fêtes parce que c'est familial», remarque l'un des copropriétaires, Cédrik Duhamel. Les huit copropriétaires sont tous membres de la même famille.

M. Duhamel est confiant que le temps des Fêtes sera aussi profitable, sinon plus, que les années passées. Selon lui, ce que son restaurant offre permet aux familles de se réunir sans avoir à se soucier de cuisiner le repas, de faire la vaisselle ni aucun autre arrangement. L'entreprise doit même gérer une croissance en raison de l'ouverture d'une troisième succursale, rue Denison, qui rejoint davantage les citoyens de ce côté de la rivière Yamaska.

La proximité avec la clientèle aide les restaurateurs, croit pour sa part François Côté, chef et copropriétaire de l'Impérial. «On vit une réalité... j'ai travaillé 12 ans sur Montréal, où il y a beaucoup trop de restaurants qui ouvrent. En région, on est chanceux de vivre cette proximité plutôt que de l'austérité.»

Le temps des Fêtes est pour lui aussi une période importante, même si l'achalandage est constant tout au long de l'année. «Comme beaucoup de restaurateurs, c'est une période qui est très occupée. On "extensionne" notre ouverture de deux jours.» À l'Attelier Archibald, à Granby, le montant des factures est stable. La consommation d'alcool diminue, mais, selon Reinaldo Larraguibel, représentant aux ventes, les clients se gâtent en choisissant un plat plus dispendieux. L'achalandage est également en constante augmentation.

Pas de faux bond

Les restaurateurs interrogés ne connaissent pas, sinon peu, ce qui excède tant de propriétaires de restaurants montréalais: le no show. Ce phénomène concerne les couples ou les groupes qui ne se présentent pas ou qui viennent en moins grand nombre alors qu'ils ont réservé. «Ça fait 20 ans cette année que je travaille en restauration et j'en ai vu passer, confie François Côté. Nous, on s'est doté de mesures assez bien organisées pour les groupes. On n'a pas de problème avec ça parce qu'on encadre bien nos réservations. On est sur le bord d'être fatigants.» L'Impérial envoie la réservation par courriel à ses clients et confirme d'une à deux fois la semaine même. Quant aux Rotisserie Duhamel, «on a une clientèle assez fidèle, on est chanceux, commente Cérik Duhamel. Des faux appels, on en a très peu.»

Au Plus, la réalité est moins reluisante. M. Fontaine donne en exemple une réservation pour 30 personnes, mais c'est plutôt un groupe de 20 qui se présente. Il lui arrive alors d'ajouter un employé à l'horaire, mais le besoin n'est plus là. C'est un problème que connaît le restaurant. Le Macpherson s'assure de bien confirmer la veille ou le jour même avec les groupes. Des avis ont été faits aux clients qui ont fait faux bond ou qui étaient moins nombreux que prévu. Et maintenant, «je demande un dépôt», indique Valérie Lebeau, afin de contrer cette tendance. «C'est moi qui gère les groupes ici, raconte Reinaldo Larraguibel, de l'Attelier Archibald. J'ai quand même un bon contact avec les clients. Jusqu'à la dernière minute, je les appelle pour confirmer le nombre de personnes. J'ai une très belle clientèle ici. Ce n'est pas quelque chose qu'on voit.» Si annulation il y a, les clients ont l'habitude de le contacter pour l'en aviser.

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