Saison des partys du temps des Fêtes: une bonne cuvée pour les commerçants

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La directrice des ventes de l'Hôtel Castel de Granby, Marie-Joëlle Bourdeau.

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Granby) Quand vient la pause du temps des Fêtes, les propriétaires de salles de réception ne chôment pas. Au contraire, ils abordent la dernière ligne droite d'un marathon lancé il y a quelques semaines. La conjoncture a beau être un brin morose, l'appétit de la clientèle pour festoyer semble insatiable et les commerçants font des affaires en or.

Pour l'Hôtel Castel de Granby, la saison des partys de Noël est une véritable manne. En 12 jours, l'entreprise a vu défiler en ses murs plus de 4000 convives. Les fourneaux n'ont donc pas dérougi pour concocter les plats au menu et cuire les quelque 1500 livres de viande que cela requiert. Somme toute, 2014 s'avère une très bonne cuvée, indique la directrice des ventes, Marie-Joëlle Bourdeau. «Avec le mot austérité qui est sur toutes les lèvres, on aurait pu s'attendre à une baisse d'achalandage dans nos salles, mais ça ne s'est pas traduit de façon flagrante sur nos activités. Le temps de Noël demeure la période la plus importante si on considère le nombre de clients en fonction du court laps de temps.» Ainsi, 23 entreprises ont fait appel aux services de l'Hôtel Castel comparativement à 28 l'année précédente. Le nombre total d'invités était toutefois en légère hausse. Le Zoo de Granby vient aussi de traverser une période faste, accueillant plus de 5000 personnes depuis le 20 novembre pour des réceptions dans ses quatre salles. «Nous avons encore plus de réservations cette année que l'an passé, car la majorité des groupes de 2013 ont reloué au zoo et nous avons également développé de nouveaux comptes», mentionne la conseillère en communication et marketing, Hélène Bienvenue, soulignant que la clientèle de cette division de l'organisme sans but lucratif est presque exclusivement corporative.

Les affaires tournent aussi rondement à l'hôtel St-Christophe, qui a vu un accroissement marqué de la demande pour ses salles de réception cette année. «Je ne sais pas ce qui se passe, mais c'est clair que les gens veulent fêter. Ça fait plus d'une semaine que nous refusons des gens, affirme la directrice adjointe de l'établissement, Mylène Massé. Chez nous, l'hiver est une période creuse comparativement à l'été. Que les gens soient au rendez-vous, c'est très bien comme ça.»

L'alcool écope

À l'Hôtel Castel, bien que le budget des compagnies pour les partys des Fêtes soit pratiquement inchangé comparativement à 2013, l'ère du «bar ouvert» semble bel et bien révolue. Les ventes dans ce créneau déclinent. «Au cours des dernières années, on a vu une certaine tendance se dessiner en ce qui concerne la consommation d'alcool. Les employeurs misent moins là-dessus, c'est un fait. L'aspect monétaire peut expliquer en partie le phénomène, mais les campagnes de sensibilisation y sont certainement pour quelque chose», fait valoir Marie-Joëlle Bourdeau.

Pour éviter le retour du balancier, les dirigeants du complexe hôtelier ont dû remodeler leur offre, tant au niveau des services que du contenu de leur menu. «Nous sommes dans un monde de changement. Il faut s'adapter. Au lieu d'un quatre services, nous pouvons en ajouter un, cite en exemple la directrice des ventes. Près de 80% de nos clients renouvellent d'année en année. Si nous voulons que ça se poursuive, nous devons leur en offrir toujours plus. C'est la même chose pour aller chercher le 20% restant.»

Du côté du club de golf Les Cèdres, la même tendance a été observée en ce qui a trait à l'innovation. La conjoncture fait néanmoins quelques vagues dans les activités de la compagnie. «Il y a une légère diminution de la demande pour l'alcool. On a un peu le vent dans le visage en ce moment, concède le propriétaire de l'entreprise, Serge Nadeau. Ça n'empêche pas les gens d'être au rendez-vous, mais il faut se démener pour sortir du lot. Après tout, la nécessité est la mère de l'innovation.»

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