Projets de CPE dans la région : de bonnes nouvelles avant Noël

«C'est un grand soulagement pour nous», indique Josée... (Photo Alain Dion, archives La Voix de L'Est)

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«C'est un grand soulagement pour nous», indique Josée Charette du CPE Rayons de soleil, au sujet de la future garderie à Sainte-Cécile-de-Milton.

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

(Granby) Après une période d'inquiétude, des responsables de garderies de la région poussent un soupir de soulagement. Malgré les restrictions annoncées par le gouvernement libéral, leurs projets de CPE pourront finalement prendre forme comme prévu.

En novembre, Josée Charette du CPE Rayons de soleil de Roxton Pond avait partagé ses craintes de voir son projet de garderie à Sainte-Cécile-de-Milton tomber à l'eau. Elle craignait que les nouvelles règles du Programme de financement des infrastructures des CPE - en vigueur depuis quelques jours - l'obligent à fournir 50% des coûts d'immobilisation de son projet d'installation à Sainte-Cécile. Sur les1,4 million de dollars estimés, une mise de fonds de 700 000$ aurait alors pu être exigée. Et si le projet avortait, l'organisme risquait de perdre les 130 000$ déjà injectés dans l'achat du terrain, les honoraires professionnels et le creusage du puits.

Or, un courriel de la sous-ministre adjointe par intérim du ministère de la Famille, cette semaine, l'a grandement rassurée. «Selon les renseignements présents à votre dossier et considérant l'état d'avancement de votre projet de création de 62 places à contribution réduite (...), l'obligation de fournir une telle contribution ne s'applique pas à celui-ci», peut-on lire dans la communication. «C'est un grand soulagement pour nous, indique Mme Charette. Les plans finaux ont été déposés au Ministère. On est en attente d'autorisation pour procéder à l'appel d'offres public. On espère une réponse en janvier.»

Si tout se déroule tel qu'espéré, le futur CPE devrait ouvrir ses portes à l'automne 2015 dans la rue Boulais, à proximité des services de loisirs.

Les bonnes nouvelles se sont aussi rendues jusqu'au CPE Nez à Nez, qui pilote un projet de garderie de 66 places dans la rue Le Corbusier à Granby. Le mois dernier, Nathalie Lavallée ne cachait pas son inquiétude de voir ce projet de 1,5 million$ annulé, en raison de la révision du Programme de financement gouvernemental. «C'est la catastrophe pour nous, avait-elle alors confié à La Voix de l'Est. Ce projet ne se réalisera pas si on doit injecter 700 000$.» Appelé Logis-Étude, ce Centre de la petite enfance sera jumelé à un immeuble de 24 logements sociaux destinés aux parents à faibles revenus qui souhaitent retourner aux études.

Le courriel de la sous-ministre adjointe, reçu lundi, a fait fondre les appréhensions de Mme Lavallée. «C'est une excellente nouvelle pour nous. Est-ce que les pressions ont fait changer le Ministère d'idée? Je l'ignore, mais tous les partenaires sont très heureux du dénouement du dossier. On va passer un beau Noël!», affirme la gestionnaire. Le projet est assez avancé pour échapper aux nouvelles règles du Ministère, mais les plans finaux du futur CPE ne sont pas encore complétés. La direction espère rendre la garderie accessible au cours de l'année 2016.

Projet compromis à Saint-Joachim Le seul bémol dans cette histoire concerne le projet de CPE de39 places attendu à Saint-Joachim-de-Shefford. D'abord prévu pour 2016, il avait ensuite été repoussé par le gouvernement à 2020-2021.

Encore à l'état embryonnaire, ce projet se trouve désormais assujetti aux nouvelles normes du Programme de financement des infrastructures, qui prévoient un financement de50% du Ministère ou la location de locaux par les CPE. «Cette installation est maintenant compromise, à moins de trouver un partenaire», laisse entendre Josée Charette du CPE Rayons de soleil, qui s'occupe aussi de ce dossier. Ou quelqu'un qui accepterait de construire la bâtisse et de la louer au CPE. Une solution peu plausible dans une petite municipalité comme Saint-Joachim, selon elle. Il est toutefois prématuré de lancer la serviette, ajoute Mme Charette, qui souhaite avoir une discussion avec le maire de l'endroit, René Beauregard, pour convenir de la suite des choses. «Avec toutes les jeunes familles établies chez nous, c'est un besoin réel», laisse tomber le maire, désireux de trouver une solution au problème. «Avant le projet présenté par Josée Charette, des gens voulaient ouvrir une garderie privée à Saint-Joachim. Il faut regarder ce qui peut être fait», dit-il en évoquant l'ancien bureau municipal comme endroit potentiel pour une installation.

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