«Je l'ai aussi vécu»

«Je voulais que tout soit parfait», a confié... (photo Janick Marois)

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«Je voulais que tout soit parfait», a confié la propriétaire du Macpherson, Valérie Lebeau.

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Antoine Lacroix
La Voix de l'Est

(Bromont) Ce n'est pas sans raison que Valérie Lebeau, la propriétaire du Macpherson de Bromont, a voulu redonner à la communauté plus démunie. Elle-même a vécu par le passé des moments plus difficiles, a-t-elle confié hier à La Voix de l'Est.

Depuis près de trois ans, Mme Lebeau tente d'organiser un repas comme celui d'hier, sans jamais arriver à trouver les ressources nécessaires. «J'en voyais (des gens dans le besoin), dit-elle. Ça venait me chercher. Et là, c'est devenu important pour moi de faire quelque chose pour eux.»

En novembre dernier, lors d'un repas avec Yvan Carrier, bénévole au Centre de dépannage des oeuvres de Soeur Marguerite Dubois de Bromont, tous deux se sont trouvé un intérêt commun pour l'aide à autrui. En lui expliquant son projet de repas des Fêtes, elle a trouvé quelqu'un qui pouvait potentiellement l'aider à l'organisation. «Il m'a dit: "Donne-moi quelques jours, je te reviens avec des nouvelles." Et le deux décembre, il m'a dit qu'il avait trouvé des gens pour nous aider!», explique Valérie Lebeau.

Depuis ce temps, ils se sont engagés dans un sprint pour que l'événement soit un succès. «Je dois beaucoup à mes fournisseurs, ils m'ont donné plusieurs éléments essentiels pour un repas traditionnel. Ils ont été très généreux.»

Voulant faire les choses en grand, elle a demandé à un chanteur et un animateur de venir égayer le dîner. L'animateur, déguisé en père Noël, a distribué des cadeaux aux 41 enfants présents.

La chance de s'en sortir

«Ça fait deux semaines que ce repas me stresse beaucoup, je voulais que tout soit parfait. Hier, je n'ai presque pas pu dormir!», rigole la propriétaire du Macpherson.

Voir arriver les gens a été sa plus grande récompense. «C'était magique, voir tous les sourires. Je ne te cacherai pas que j'ai eu la larme à l'oeil. Ça doit faire 10 ans que ça va mieux pour moi. Je suis reconnaissante d'avoir eu la chance de m'en sortir.»

À l'âge de 23 ans, Valérie Lebeau s'est retrouvée seule, avec deux enfants. «J'ai eu de très bons enfants. Ç'a fait de nous une famille très serrée. Ma fille est venue m'aider pour le repas. Mon garçon serait venu, mais il est à Montréal.»

Aujourd'hui, la vie sourit à nouveau à la propriétaire du Macpherson. Elle redonne à la communauté, en espérant instaurer une tradition dans la ville de Bromont.

 

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